‹ Études sur le PéloponèseChapitre 8 sur 66 · DESCRIPTION DE LA VILLE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA VILLE

tels élevés aux empereuis et au\ nouveaux dieux, sont faciles à reconnaître.

Pausanias décrit d'abord la place publique, « et c'est, » dit-il en commençant sa description ', « quelque chose qui mérite d'être vu. w

On sait quelle est la séclieresse de Pausanias, avec quelle froideur cet esprit cmieux surtout de fables et de superstitions passe devant les plus célèbres chefs-d'œuvre. « Cela mérite d'être vu (Ôeaç a^iov)» est l'expression la plus forte que trouve son admiration. Le Parthénon, le Jupiter de Phidias, les fresques de Polygnote, ne sauiaienl lui arracher un autre éloge.

Pausanias fut donc fiappé de l'aspect de l'Agora. Fut-ce de sa grandeui-, de sa disposition, de la beauté des édifices? Je l'ignore: mais le fait qu'il importe de noter, c'est l'admiration de Pausanias.

D'un côté, il vit les édifices réservés aux grands corps de l'État et aux magistrats, au sénat, aux éphores, aux gardiens des lois, aux présidents des gymnases. En avant, s'élevait le monument le plus magnifi(jue de l'Agor'a ^, le porticpre des

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Perses. Le butin rapporté de Platées en avait payé la construction , et, pour rappeler éternellement le triomphe de la Grèce sur les barbares, au-dessus de la colonnade on avait placé les statues des principaux paimi les Perses. Ainsi on reconnaissait Mardonius et Artémise, la belliqueuse reine d'Halicarnasse. Ces statues, et d'autres assez nombreuses, étaient en marbre blanc. Il est vrai que le portique avait été agrandi à une époque postérieure, et qu'on y avait ajouté des embellissements, mais sans changer le plan primitif. Les statues qui surmontaient chaque colonne n'étaient point, comme on pourrait le croire, une invention plus récente. Car, au temps de Xerxès, la sculpture était aussi florissante à Sparte qu'en aucun lieu de la Grèce; nous le verrons plus loin. Le témoignage de Vitruve ^ ne laisse, du reste, aucun doute sur l'époque à laquelle cette œuvre si originale fut exécutée. Ce fut après la bataille de Platées que les architectes lacédémoniens imaginèrent de faire soutenir la pente du toit par des bar-

' Non minus Lacunes, Plataeo praelio pauca manu infiiiitum numerum exercitus Persarum cum superavissent , acto cum gloria triumplio, porticum Persicam ex maniibiis, laudis et viitntis civium indicem, posteiis pro tropaeo coiistitueruiit, ibique captivornm siniiilacra baibarico vestis ornatii , siistinentia tectum collocaverunt.

(Vitr., I, I.)

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