‹ Études sur le PéloponèseChapitre 9 sur 66 · DKSCRIITION DE LA VILLE · texte numérisé non relu

DKSCRIITION DE LA VILLE

bares à laiobe Iraînanle. Ils devancèienl lesEiré- [jboies d'Atliènes, les lélamons d'Agi igeiile, el résolurent, peiit-ëlre les jjiemieis *,undes problèmes les plus leiiiarquables de l'arlgiec, l'unioi» de la sculpliire avec raicbilecture.

Il est facile de leslaurer par la pensée le portique des Peises. Il a deux étages : le premier est formé par une longue colonnade doricpie. Les colonnes sont unies par leurs aicbitiaves; sur ces arcbilraves ', et correspondant à cbacune des colonnes, sont posées les statues qui soutiennent à leur tour les arcbitraves plus ornées^ du second étage, la cornicbe el le toit. Un tel monument, quel que soit le mérite d'exécution , est déjà bien iemar(|uable par sa nouveauté.

Sur une autie partie de la place, un giand espace est réservé devant les trois statues d'Apollon Pylbien , de Diane et de Lalone. C'est ce qu'on appelle le. Clueur. C'est là qu'avaient lieu, aux

' Itaqiie ex eo inulti statuas Persicas sustineiites epistylia et ornamenta eorum collocaverunt. (Vitr., 1, i.) il faut remaicjuer que les Caryatides fuient également imaginées après les guerres médiques, et (jne Caryes est une ville de Laconie.

hlGl ùt ETTl TCOV XlOVtOV llspcat.

( Paus., Lacon., \\. ] •" Il faut supprimer la frise, eonune au petit porti(|U(' de l'Érechtliéion d'Atliènes. l.enlaLlement <(implet lùl Irop rhargé la tète des slatue>.

beaux temps de Sparte, les gymnopédies, et que les jeunes gens formaient des chœurs en l'honneur d'Apollon.

A peu de distance, trois temples sont rangés à la suite l'un de l'autre. Chacun d'eux est occupé par deux divinités à la fois : association familière aux âges reculés, et qui s'accorde avec les surnoms donnés évidemment aux principaux dieux dès l'établissement de l'Agora. Jupite?-, protecteur de l'Agora , est adoré en commun avec la Terre ; Minerve Agoraea partage sa demeure avec Neptune % Apollon avec Junon. 11 faut supposer à ces temples une grandeur, une disposition, une décoration différentes. Ils sont d'ordre dorique naturellement, mais ici présentant six colonnes de front , là deux colonnes entre deux anles; ici précédés d'un portique, là sans péristyle et engageant leurs colonnes dans les murs de la cella. Qui ne sait combien les Grecs multipliaient, par la variété des proportions et des combinaisons , les ressources d'une architecture sévère qui n'admettait qu'un petit nombre d'éléments?

Je me figure à l'extrémité de la place, et la dominant du haut de son vaste piédestal , cette sta-

' La réunion de Minerve et de Neptune dans le même temple est un usage qui se retrouve dans toute la Grèce , et particulièrement à Athènes dans l'Erechtliéion.

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