‹ Études sur le PéloponnèseChapitre 29 sur 40 · Aùp'^i^Xioç) Zîiôoç · texte numérisé non relu

Aùp'^i^Xioç) Zîiôoç

2'3. Etiropo^ Aïoç-

24 SuXfel; 'AveixTfiToç •

2 5 rpajAfAatibç 'Ep{xriç.

Ligne 1". Dans la première inscription il n'y avait que le commencement du mot 3iop ; id il n'y a que le mot Upèf. H est regrettable que ce soit précisément la lettre la plus intéressante qui manque , le f . La couronne d'olivier, et une des bandelettes qui l'attachent, sont, cette fois, mieux conservées. .

Il faut remarquer que la formule fAet' lxe/^t{pw a été omise. Son emploi n'est en effet nullement nécessaire pour fixer la date, et ne s'explique que par le respect de la tradition.

Ligne 2 : 'EttI t^ç (j'5'« 'OXuufxTcia^oç — Le X inscrit dans rO rappelle les monogrammes des monnaies grecques, habile mélange de lettres, qui tient plus du dessin que de l'écriture.

Ce fut pendant la 261* oljrmpiade que les ministres dont les noms figurent sur cette table sar crée exercèrent leurs fonctions, de l'an 268 & l'an 272 après J. C, sous le règne de M. Aurélius Olaudius , et pendant les deux premières années du règne d'Aurélien.

Lignes 3-7. — Les deux théocoles qui avaient été collègues d'Archélaûs dans son troisième sacerdoce ont disparu, soit que la mort les eût frappés, soit qu'ils n'eussent point été réélus, de même qu'Archélaûs était resté à l'écart pendant

quatre olympiades. Le titre de xpaTivroc, donné à T. Flavias Archélaûs, indique que dans cet intervalle de nouveaux honneurs lui avaient été décernés. Ce titre correspond au latin vir elarissi^ 'mus et vir egregitis : le premier qui se donnait aux sénateurs, le second aux chevaliers romains. Mais les fonctions sacerdotales étaient incompatibles avec la dignité de sénateur, tandis que les empereurs conféraient souvent Tordre équestre aux citoyens des villes de province qui avaient rempli plusieurs fois, dans leur patrie, les premières fonctions civiles ou sacerdotales *. Ainsi Archélaûs avait été admis dans Tordre équestre avant ou pendant sa quatrième théocolie. Cette marque évidente de faveur explique comment il avait pu être utile à ses concitoyens et mériter une statue.

B&vudteTvo; est le nom latin Venustirmê , dérivé de Vénustus, comme Alhimis d'Albus, Augtiè"

* Je tien» de M. Léon Benier que , dans les inscriptions d'Afrique contemporaines des inscriptions dont il est question ici , le titre de Flamen perpetuut est presque toujours accompagné des lettres V. E., sigles du titre Viregregius, Foy., pour l'emploi du mot xpaTtoxoç, Bœckh., C. I. <?., n«» 4497,4498, 4499, dans lesquels un personnage est appelé t6v xpàtcotov iicCrponov Ie6a«to0, ce qui devrait, selon M. Benier, se traduire en latin par ces mots : vimm egregium procuratorem Augutti,

tinm d' Augastus , Longinus de Lougus, Macrinm de Macer, etc.

Lignes 7-11. — Cette fois, les fils d'Archélatis avaient atteint Tftge voulu pour le spondophorat. On dirait même que l'aîné , Sceptas , l'avait dépassé ; car il avait été hypospondophore seize ans auparavant, et se trouvait naturellement désigné au choix de son père. Il est vrai qu'on peut expliquer son absence de tout autre manière. Comme le pontificat n'était point un privilège héréditaire, il est croyable que les fonctions con-* fiées aux fils des grands prêtres n'étaient qu'un honneur, et non pas un noviciat qui engageât leur avenir. Yénustinus, à son tour, a un fils trop jeune, Euthère, que nous retrouvons plus bas parmi les ÔTroairovSopxtifftaf. Mais le troisième spondophore , Claudius Végétus , devait être son proche parent ; car c'était une règle constante que chaque théocole eût parmi les spondophores un membre de sa famille.

Lignes 11-14. — Des quatre devins qui exerçaient leur art pendant la 257" olympiade , deux sont morts , Stéphane et Polycrate ; car on peut difficilement expliquer d'une autre manière le vide qui s'est fait parmi les devins. Le temps n'était plus où les rois et les fondateurs de co-

lonies appelaient auprès d'eux les plus célèbres parmi les Clytiades et les lamides; où Sparte, pour les enlever aux honneurs tranquilles d'Olympie et les mettre à la tête de ses armées, leur accordait, au mépris de ses lois,, le titre de citoyen. La vie politique avait abandonné la Grèce avec la liberté ; et la voix des devins , au lieu d'annoncer la destinée des peupies et rissue des batailles, n'avait plus qu'à satisfaire la curiosité superstitieuse de quelques particuliers : leur crédit allait s'éteignant avec leur race.

Lignes 14-17. — Le seconde dans le mot iUxfi^fui est une faute manifeste. Peut-être ai-je mal lu cette lettre un peu effacée. Mais que l'erreur soit du graveur ou du copiste, la correction est facile autant que nécessaire.

. Vibius Marcus et Claudius Hypatianus sont encore exégètes. Il est clair que des fonctions qui demandaient de longues études , un constant effort de mémoire, de la science même ( car, après tout , les exégètes étaient à la fois théologiens , historiens, archéologues), ne pouvaient être temporaires.

Lignes 17-21. — Chaque théocole a encore un fils parmi les ôicoffirov8opyifi(jTa(. Ces choix sont une

preuve presque certaine de l'identité des ÔTroairov-

Sop/YIOTSC avec les OlCOaTtOVOO^OpOt.

Lignes 21-24, — Il y avait dans TAltis un autel qui ne servait point pour les sacrifices ; mais on y faisait monter les trompettes et les hérauts pour disputer le prix de leur art. Il se pourrait qu'il y eût de même un concours pour les joueurs de flûte, et que les vainqueurs fussent admis pendant une olympiade à exercer leur art près des autels. Ainsi s'expliquerait le changement qui s'est fait parmi les musiciens. AuréKus Hyginus a été remplacé par Zéthus ; Léon et Artémisis ont été remplacés par Euporus, affranchi (?) comme eux.

Lignes 24 et 25. — Quant aux fonctions de XM^ti^ et de Yp«(ii(AaT£u; , elles étaient à vie, à ce qu'il semble. L'expérience acquise n'était pas, en effet, à dédaigner en matière d'administration.

La troisième inscription a été trouvée dans l'Alphée, pendant l'automne de 1849, par un paysan de Drouva^ village voisin d'Olympie.

C'est une pierre plate, qui a environ soixante centimètres de haut sur trente de large. Tout le côté droit est brisé, et quelques lignes ont perdu leurs dernières lettres. Malheureusement, la date de l'olympiade a complètement disparu. Les

deux inscriptions gravées sur le piédestal d'Archélaûs ne sont, nous Tavons déjà vu, que la copie des tables conservées dans le Prytanée ou dans le Théocolion. Mais il y a toute apparence que cette troisième inscription est un original.

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