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(2) Il existe encore quelques portions de Ja vignette dont nous n’ayons pas donné l'explication dans le cours du chapitre, parce que leur attribution ne nous paraissait pas aussi claire, On remarquera aux n°5 30 et 51 du papyrus Cadet deux personnages.
Sen-ti vaner.
puisse concevoir quelqueidée de leur ensemble. Une exposition claire et didactique des dogmes religieux eût été quelque chose d’incompatible avec l'esprit du sacerdoce égyptien et, nous pouvons ajouter,
en forme de momie; le papyrus du Louvre N° 3091 leur place sur la tête deux yeux symboliques (outa) au lieu d’yeux ordinaires.
D’après leur position (après les quatre canopes), je conjecture qu’ils représentent « les seigneurs de la double justice» nommés au verset 21; ils portent en effet la plume dé la justice sur leurs têtes. Le groupe qui les suit (n° 33) désigne plusieurs jours de fêtes; je ne les vois pas rappelés dans le texte, où il n’est question que du jour nommé « viens à nous!» Après la barque du scarabée, qui a trait au verset 34, le papyrus Cadet nous montre une autre barque (n°5 47-50), où le dieu semble. avoir un disque lunaire pour diadème; mais les autres manuscrits s'accordent pour lui donner un caractère solaire. Le papyrus du Louvre N° 3081 lui met un nouveau scarabée dans son disque; ce n’est donc qu’une seconde expression du
même dieu invoqué au verset 34.
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Nous ayons cru également utile d’ajouter ici quelques figures qui manquent dans
avec l'esprit de tous les corps sacerdotaux des peuples antiques. On ne Soulevait devant l’initié que les premiers voiles des mystères ; guidé par ces révélations imparfaites, il devait conquérir la sagesse
à l’aide de ses propres efforts et dans la mesure que comportait la perspicacité de son esprit. En étudiant les gloses de ce chapitre,
la grande vignette du manuscrit Cadet. La première est la figure de PAra hiéracocéphale, indiquée au commentaire du verset 4; elle est tirée du papyrus du Louvre No 3081.
La figure suivante est une variante de la porte mentionnée au verset 15; elle a été copiée par M. Devéria sur le manuscrit de Dublin.
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La curieuse variante de la vache Mehour {citée au verset 19}, que nous donnons
souvent plus obscures que le texte sacré, il est impossible de ne pas songer au célèbre axiome : Qui potest capere capiat, qu’on peut considérer comme la règle générale de l’enseignement symbolique. Il n’en est pas moins vrai que nous pouvons maintenant constater plusieurs points importants de la croyance égyptienne, en rapprochant les textes que nous venons de traduire de quelques passages empruntés à d’autres monuments et en réunissant ceux qui s’appliquent :
1° Au dieu suprême et à ses personnificalions ;
2° A la cosmogonie;
3° Au sort de l’homme pendant la vie et après la mort.
Le dieu suprême est défini dans plusieurs de nos formules comme « celui qui existe par lui-même; celui qui s’engendre lui-même « éternellement. » De là l'appellation de Pau-ti : « Dieu double ou « être double, » c’est-à-dire père et fils, suivant la face du mystère
ici, est tirée du papyrus du Louvre No 3081.
Nous y ajouteronsenfin une excellente représentation des sept esprits du verset 21, copiée également par M. Devéria sur le beau manuscrit de Dublin. Leurs têtes symboliques les font reconnaître pour les esprits vengeurs de la seconde série énumérée dans ce verset.