‹ Études sur le rituel funéraire des anciens ÉgyptiensChapitre 7 sur 12 · V. 11. — «Il efface les péchés, il détruit les souillures · texte numérisé non relu

V. 11. — «Il efface les péchés, il détruit les souillures

IL l'explique : C’est le retranchement de la honte de lOsi-

€ TISN. »

Le texte parle d’une manière absolue; peut-être devrait-on tra-

duire à l'infinitif, effacer. détruire... Le mot schepu, que jetraduis . par honte (en copte QyAnti pudor), a pour déterminatifs, suivant les

divers manuscrits, Soit [% corruption, Soit @ membres hu-

mains. Je crois qu’il s’agit ici de la circoncision, considérée comme un rite purificatoire. Ce verset se relierait ainsi au suivant.

V. 12. — «Il enlève toutes les taches qui lui restaient.» € Il l'explique : L’Osiris N. a été purifié au jour de sa naissance.»

V. 13. — « Dans le grand étang de la royale demeure de l’en- «fani; le jour des offrandes des hommes pieux au « grand dieu qui y réside. »

« Il l'explique : Celui qui dispose les multitudes (d'années?) est « l’un de ses noms, le Grand-Lac est l’autre nom. C’est le bassin « de Natron et le bassin de (Maa?). Autrement : celui qui engendre « des multitudes est l’un de ses noms; le Grand-Lac est son autre « nom. Le grand dieu qui y réside, c’est Ra lui-même.

Ces deux versets sont enchaînés par la suite des phrases, quoique les deux rubriques de la glose nous engagent à les distinguer. La demeureroyale de l'enfant, indiquée comme le lieu céleste de la naissance première du soleil, était assignée par excellence pour la première purification de l'enfant. Ce baptême l’assimilait également au soleil naissant sortant des eaux. Les caractères donnés au bassin de cette région mystique ne paraissent convenir qu'au Nil ou à la mer: ouat-ur, qui se traduit {a grande abondance ou le grand bassin, est d’ailleurs un des noms de la mer.

L'oasis d’Ammon, indiquée par M. Brugsch pour ce lieu sacré, contient à la vérité un lac; mais sa position à l’occident m'inspire quelque défiance sur la justesse de cette attribution. La vignette contient deux personnages mâles et à la mamelle pendante, qui répondent aux deux bassins indiqués par le texte; l’un est rouge, l’autre a la chair verte. Le premier est représenté, dans quelques manuscrits, tenant l'emblème des multitudes d'années qui rappelle son nom; leurs attributs sont du reste très-variés dans les vignettes (1).

L’allégorie qui compare la vie de l’homme à la course du soleil se continue dans le verset suivant.

V. 14. — «Je marche dans sa route, je sais que ma tête est « dans le bassin de la double justice. »

(1) V. Rituel Cadet, n°s 18 et 19 de la vignette.

« Il l'explique : Ro-sta est la porte au midi d’Anaarew, la porte au « nord d’Aa-osiri. Le bassin de la double justice est à Abydos. »

Il semble qu'il y ait ici quelque lacune dans la formule, car Ro-sta n'y à pas été nommé. An-aarew ou Na-retew (car on trouve ces deux orthographes) est une des demeures funestes des enfers; Aa- OST, ou la demeure d'Osiris, appartient au contraire aux âmes Tr

M. Brugsch pense que ces trois endroits devaient faire partie de la région consacrée aux funérailles, près de Memphis. Il est certain qu'on trouve la mention de prêtres des dieux de Ra-sta. Je crois néanmoins qüe ce sont essentiellement des lieux célestes dont on avait peut-être établi quelque représentation sur la terre, pour y célébrer certains rites funéraires. Le bassin de la double justice peut être considéré comme le symbole de la bonne direction que l’homme doit prendre dans le cours de sa vie.

Tout le symbolisme de la marche de l’homme, allégoriquement identifié à la course du soleil, est représenté dans la vignette par une longue barque, où les rois égyptiens voguent avec le bélier portant le disque solaire sur sa tête. Tous les manuscrits complets ont cette scène où le nombre des rois qui manœuvrent la barque varie de deux à six. Les rois de la haute Ég gypte sont à la proue, ceux de la basse Égypte à l'arrière du navire; ils le conduisent à la perche sur les canaux célestes.

V. 15. — « Autrement, c’est le chemin que prend le père « Atoum, quand il passe vers le champ d’Aanrou. En «approchant de l'horizon, 1l entre dans la porte Ser.»

« Il l'explique : Le champ d’Aanrou est celui qui produit le: mois- « sons divines. (Derrière le sanctuaire ?) La porte Ser est celle où le « dieu Schou soulève (le ciel). La porte du nord est une porte du « Tiau. Autrement, c'est la porte où passe le père Atoum pour « arriver à l'horizon oriental du ciel.

Dans ce verset ainsi que dans les deux précédents, c'est une portion de la glose qui semble servir elle-même de texte à une nouvelle glose. Il y a eu certainement simultanéité de composition pour ces deux parties du chapitre; je ne crois pas néanmoins qu'on doive étendre la même conclusion à toutes les formules du chapitre. Plusieurs d’entre elles contrastent avec leurs gloses d'une manière tranchée.

Le manuscrit de Turin et quelques autres portent : « J'entre dans la porte Ser. » Le défunt, par ce langage, s’identifie au salu dans

sa course nocturne. La région nommée le champ d’Aanru ou Aru, Alu, semble rappeler les Champs-Élysées, ainsi que l’a remarqué M. Birch, autant par son nom que par sa destination. C'était la plaine fertile du ciel, où poussaient les moissons divines. Le lieu nommé Tiau est une des sphères célestes dans laquelle voguaient les âmes justifiées. La porte du nord n'avait pas été nommée dans la formule, on doit supposer qu’elle était placée vers le milieu de la course nocturne du soleil. Une porte couronnée de plumes d’autruche figure au N° 20 de la vignette, dans le Rituel Cadet; un grand serpent est dessiné sur ses battants : il s’agit sans doute de la porte Ser. Dans un papyrus de Dublin, la porte est ouverte à deux battants et le soleil paraît au milieu.

V. 16. — « Vous qui êtes en présence (du dieu) (ou qui éma- «nez du dieu), tendez vers moi vos bras, car je de- « viens Fun de vous. »

« Il l'explique : c’est le sang qui est sorti du membre du dieu Ra

« lorsqu'il a voulu se couper lui-même. Il s’en est formé des dieux;

«ce sont ceux qui sont en présence de Ra, c’est Hou, c’est Sau; ils « sont avec leur père Toum chaque jour. » à

Le groupe que je traduis « ceux qui sont en présence, » est 1 R . 7 s ; 3 Le +T%: que je considère comme un pluriel de la locution &

em-ta, devant. Peut-être cependant ces mots indiquent-ils les dieux

Hou et Sau, comme émanant du soleil. — J Hou paraît être la personnification du goût et peut-être généralement de la sensation;

+ K| Sau est l’intelligence. Dans la barque du soleil, Sau est le

chef d'équipage, Hou est le pilote. Un fonctionnaire dit à Ramsès IT. dans la stèle des mineurs d’or, publiée par M. Prisse : « Hou est « dans ta bouche, Sau est dans ton cœur. » Hou semble pris ici dans le sens où nous disons le tact, pour la prudence. Sau et How sont souvent réunis à la vue et à l’ouiïe pour désigner les facultés de l’homme sous le nombre mystique de quatre. Je ne crois pas qu’il s'agisse, dans ce verset, d’une véritable mutilation du dieu Ra. On peut penser soit à la circoncision, soit plutôt à une allégorie pour exprimer la doctrine d’une origine divine donnée aux facultés de l’âme.

Maigré l'obscurité de ces symboles et les détours continuels de la glose, je crois apercevoir le fil qui relie ces versets : Horus ithyphallique annonce la conception (9e V.), l'enfant arrive au monde (10e V.),

il est circoncis? (Le V.), et purifié (42 V.), il sort de l'onde avec le soleil (43° V.), et coordonne sa route sur celle de ce dieu (44e et 15° V.). [reçoit ses facultés, émanalions directes de Ra et de Toum. Les versets suivants continuent à rouler sur le sort de l’homme.

V. 17. — « L'osiris N. accomplit l'outa, lorsqu’elle (darde son « regar d?) au jour du combat des deux Rehouh. »

« Il l'explique : C’est le jour du combat d’Horus contre Set. Set « lança ses ordures à la face d’Horus; Horus saisit les testicules de « Set. Thoth en fit autant de ses propres doigts.»

ÿ | LN uTA est le nom phonétique de l’œil mystique d’Ho- Ù |

rus 3, un des symboles les plus célèbres de l'antiquité égyptienne.

Rien de plus compliqué que toutes-les idées attachées à cet emblème. Les deux oufas sont pris pour le soleil et la lune; ils repré-

sentent également, d’après le Traité d'Isis et d'Osiris, les deux équinoxes. Je pense qu'on doit reconnaître dans l’outa, d’une ma-

nière plus générale, les points fixes d’une période, comme les solstices et les équinoxes, la pleine lune et la nouvelle lune, ainsi que les époques de renouvellement des grandes périodes astronomiques; ce que le second livre d’Horapollon nomme droxardoracuw rolvypéviov, à propos de la mort et du retour du phénix à Héliopolis. Le terme de la vie des Apis est également indiqué sur les stèles du Sérapéum comme un outa. L'outa de l’homme, dont il est ici question, peut

indiquer l’heure de la mort ou bien le moment de sa naissance. Comme il a été dit au sixième verset, chaque dieu devait soutenir un combat avec les puissantes funestes, avant de sortir de la nuit, à l’accomplissement de la période qui le ramenait à l'horizon, en rajeunissant sa vie. Les deux personnages nommés Rehuh sont les deux adversaires qui paraissent caractériser le bon el le mauvais principe. Le combat du bien contre le mal escorte l’homme dès son berceau ; c’est le triomphe d’'Horus qui doit assurer le sort heureux de l’homme. Ses (le Typhon), le Lucifer égyptien, combat avec l'ordure, symbole du mal. Horus lui arrache les testicules 7216 Traité d'Isis et d'Osiris (ch. 55) nous apprend qu'Horus étail représenté à Coptos, tenant le trophée de cette victoire. C'est avec l’aide de Thoth qu'Horus avait ainsi émasculé Typhon. Les prètres assuraient en effet, suivant le même témoignage, qu'Horus n'avait pas tué Typhon; la victoire divine avait seulement énervé le principe du mal, de

manière à assurer au bien le pouvoir de triompher dans la lutte qui devait durer autant que le monde. Notre texte nous en dit assez pour prouver que le Traité d'Isis et d'Osiris commente fidèlement les combats d'Horus. Ce verset et les deux suivants sont consacrés à comparer l’outa ou la période de l'âme du défunt, avec l’outa d'Ho-

rus ou celle du soleil. A cette partie du texte répond dans la vignette un œil symbolique, posé sur un socle en forme de porte ou d’édifice, sans doute pour indiquer une station à l’accomplissement de la période. Le cynocéphale qui précède Pouta indique également le re-

nouvellement de l’année ou de toute autre période. (Voyez dans le papyrus Cadet les numéros 21 et 22 de la grande vignette.)

V. 18. — « L’osiris (porte sa chevelure?) dans l’outa à l'heure « des tempêtes. »

« Il l'explique : C’est l’œil gauche de Ka dans ses fureurs contre « lui. Lorsqu'il les a lancées, Thoth (soulève sa chevelure?) et la « ramène en une vie paisible et douce dont le possesseur ne peut « être affaibli. Autrement dit, s'il arrive que son œil souffre et qu'il « pleure... c’est Thoth qui (le guéril?).

Le symbolisme qui s’attachait au mot R schen, cheveux, MMA,

n’a pas encore été défini et rend ce verset obscur. Je crois que les sinuosités des boucles de la chevelure sont prises allégoriquement pour le cycle de la vie humaine. Il est certain qu'on trouve l’expression schen en anch pour le cours de la vie. Cette même idée est figurée dans plusieurs légendes, et spécialement sur les scarabées, par des lacs de diverses formes. L’œil gauche du soleil, marchant de l’est à l’ouest, est celui du midi. La puissance destructive de l’astre, dans la force de sa lumière et de sa chaleur, est célébrée très-souvent à côté de ses bienfaits; il est le seigneur de la vie et de la mort. La formule paraît jouer sur les divers sens du mot outa, comme sur

l'expression schen; outa signifie également l'équilibre et la santé. Si

j'ai bien saisi le sens de ces phrases difficiles, elles ont trait aux malheurs de toutes sortes qui viennent assaillir l’homme pendant sa vie: Thoth, messager de la paix et porteur des paroles divines, l’aide à réparer ses maux, comme il avait assisté Horus et Isis dans l’œuvre de la résurrection d'Osiris.

V. 19. — « L’osiris N. voit ce soleil, né hier sur la cuisse de

DES ANCIENS ÉGYPTIENS. 53 a la vache Mehour; l'outa de l’osiris est son outa et « réciproquement. »

« Il l'explique : c'est l’eau de l’Abyssus céleste. Autrement dit, « c’est l’image de l'œil du soleil au matin de chaque jour où il opère « sa naissance. Mehour, c’est l’outa du soleil. »

La vache Mehour désigne un point du ciel supposé liquide, comme le dit la glose. Les N° 93 et 2% de la vignette du papyrus Cadet nous montrent le défunt présentant la cassolette enflammée à la vache placée sur le pylône, qui indique une station. Le manuscrit du Louvre N° 3,081 à une curieuse variante : un dieu solaire y repose entre les cornes de la vache. S'il s’agit de la période diurne seulement, Mehour sera placé à l’extrème orient. La seconde glose, en appelant Mehour l'outa du soleil, doit plutôt faire songer à la période

annuelle : Mehour, étant le point où le soleil vient de renaître, se trouverait probablement indiquer le solstice d'hiver. Je crois qu’en effet la glose a voulu comparer la période humaine aux deux révolutions solaires, diurne et annuelle. L’outa étant le point où les pé-

riodes sont accomplies, la seconde mention de l’outa peut se rappor-

ter au terme de la vie. Les versets suivants semblent en effet avoir trait aux suites de la mort.

V. 20. — « Or je suis un des dieux qui accompagnent Horus «et qui parlent suivant la volonté de leur seigneur. » « [l lexplique : Ce sont Amset, Hapi, Tiaumutew, Kevahsenuw. » Ces quatre génies président aux quatre vases nommés vulgairement canopes, et que l’on voit figurës dans la vignette du chapitre. Ils occupent dans le Rituel Cadet les Nos 95, 26, 28 et 29 de ja vignette ; le N° 27 est un coffret funéraire placé entre ces quatre gènies, qui étaient spécialement chargés de veiller sur les quatre parties principales des viscères de l’homme, de les puritier et de les conserver pour la résurrection.

V. 21. — « Salut à vous, seigneurs du pays de la double justice; « princes qui êtes derrière Osiris et vous qui enlevez

«les péchés, qui accompagnez Hotepeschous | Accor-

« dez-moi, quand j'arrive près de vous, la destruction

« des souillures que je conserve, ainsi que vous l'avez

« fait pour les sept esprits qui suivent leur seigneur, le

«dieu Sapi. C’est Anubis qui a fixé leur place, dans «ce jour de viens à nous l »

« Il l'explique : Les dieux, seigneurs du pays de la double justice, « sont Thoth avec Astes, seigneur d’Amenti. Les princes (placés) « derrière Osiris sont Amset, Hapi, Tiaumutew, Kevahsenuw. Ce « sont eux qui sont derrière (la constellation) de la Cuisse du ciel du « nord. Ceux qui enlèvent les péchés, auprès de Hotepeschous, ce « sont les crocodiles dans les eaux. Hotepeschous, c'est cet œil du « soleil; autrement dit, c’est la flamme qui accompagne Osiris pour « (brûler?) les âmes de ses ennemis. Toutes les souillures que je « conserve, c’est tout ce qu'il a fait devant les seigneurs des siècles, « depuis qu’il est sorti du ventre de sa mère. Les sept e:prils ce sont « Amset, Hapi, Tiaumutew, Kevahsenuw, Mia tewew, Kerbakew, Hor- «went an. Anubis les a placés comme sauveurs sur le cercueil d’O- « siris ou sut les flancs de la demeure sainte d'Osiris.

« Autrement dit : les sept esprits sont : Netnet, Atat, le taureau « (qui ne reçoit pas de feu ?) et qui habite dans sa flamme, celui qui « arrive à son heure, le dieu aux yeux rouges, habitant Ha-anes, celui qui à le visage en feu et qui vient à reculons, celui qui voit « dans :a nuit et qui amène au jour. Ce sont les chefs d'Anrutew, la grande, de son père Osiris.

« Le jour de viens à nous! c’est le jour où Osiris a dit au soleil : Viens. Je le vois rencontrant le soleil dans l’Amenti. »

La longue glose de ce verset en explique assez clairement les formules. On ne connaît pas bien jusqu'ici le personnage d'Astes ; une place importante lui était accordée dans les scènes funéraires, puisqu’il figure au même rang que Thoth et Anubis. Il paraît avec une tête humaine sans ornements, dans la quatrième station du chapitre 48, où il préside aux chemins des morts. Hotepeschous est une flamme vengeresse, un degré de châtiment divin. Toutefois ce mot n'implique pas une sentence trop défavorable : la première partie, hotepes, a certainement le sens de elle réconcilie: la seconde, chous, peut s'entendre de diverses façons : elle frappe ou elle protége. L'âme humaine connaît sa souillure, elle ne plaide pas son innocence; elle invoque les compagnons de cette déesse pour qu’ils effacent les péchés qu’elle a commis depuis sa naissance; elle allègue que les sept esprils eux-mêmes ont eu besoin d’être purifiés pour être admis dans la société du souverain juge. Les gloses nous apportent deux séries différentes pour l’explication « des sept esprits »

de notre formule. La première série, conformément à cette prescription du Rituel funéraire, forme le motif le plus ordinaire de la décoration des sarcophages ; leurs figures y sont presque toujours accompagnées d’allocutions qui établissent leur nature protectrice. La seconde série est au contraire composée de personnages aux noms effrayants, et l’on ne peut les prendre que pour des juges ou des bourreaux. La partie de la glose qui les attribue à la région d’Anrutew ne se trouve pas dans nos anciens manuscrits. Anrutew signifie la région où rien ne germe. Beaucoup de manuscrits portent Anaarew; je ne sais pas toutefois si ce n’est pas une confusion entre deux régions différentes. La place est fixée par Anubis aux premiers génies sur le cercueil d’Osiris, en sa qualité de chef des funérailles ; elle a probablement aussi quelque rapport avec les astérismes qui les représentaient, ainsi que le dit la glose, pour les quatre génies placés derrière la Cuisse (grande ourse). Les deux séries d’espritsapparaissent dans la vignette comme deux groupes de personnages assis sur des trônes. Le jour désigné sous la forme mystérieuse de « viens à nous! » est l'instant déjà plusieurs fois indiqué de la constitution du monde. Il est ici défini par le moment où Osiris a appelé le soleil, qui se présente à lui dans la région infernale, c’est-à-dire avant son premier lever. Il est à noter que Ra n'apparaît ici qu’en répondant à l’appel d’Osiris.

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