‹ Études sur le rituel funéraire des anciens ÉgyptiensChapitre 8 sur 12 · V. 22. — « Je suis une âme en ses deux jumeaux · texte numérisé non relu

V. 22. — « Je suis une âme en ses deux jumeaux

« Il l'explique : Osiris entre dans Tatou, il y trouve l’âme de Ra; « alors ils s'unissent l’un à l’autre et ils deviennent son âme, « sesjumeaux. (Ses deux jumeaux) (4), c’est Horus vengeur de « son père et Hor-went-an.….. Autrement dit : l’âme en ses deux « jumeaux, c’est l’âme de Ra avec lâme d’Osiris, c’est l’ime de « Schou avec l’âme de Tewnou; ce sont les âmes qui résident « dans Tatou. » |

On pourrait songer à traduire la préposition % HeRi par dans

ou entre, au milieu (de ses deux jumeaux). Ainsi entendue, la formule indiquerait une friade : j'ai préféré l’autre sens parce que les gloses se rapportent toutes à une dualité. Plusieurs manuscrits por-

(1) Ces mots, essentiels au sens, manquent dans le manuscrit de Turin et dans le Rituel Cadet; mais ils se trouvent dans tous les textes hiératiques.

tent : « Alors son âme devient en deux jumeaux. » Ce n’est pas le soleil matériel, c'est son âme seule qui participait à la divinité suprème. Le lieu de cette union mystérieuse, 11O Tatou, se trouve à tout instant dans les textes qui ont rapport aux mystères d'Osiris. Suivant la géographie de M. Brugsch, on devrait regarder Tatou comme le nom sacré de la ville que les textes grecs appellent Mendès. Les deux âmes jumelles de Ra et d'Osiris sont ailleurs placées dans les rapports de père et de fils.

© 3 Tewnu-t est une déesse à tête de lionne, compagne de Schou, dont nous avons vu les attributions; ce couple forme une nouvelle expression de la dualité divine, divisée en principe mâle et. principe féminin. Le manuscrit de Turin offre, dans la partie correspondante de la vignette, un dieu Ra, à tête d’épervier; mais le papyrus Cadet porte à Ia même place deux dieux exactement semblables et superposés l’un à l’autre ; on y reconnaîtra facilement les deux jumeaux du texte.

V. 23. — « Je suis ce grand chat qu était à (lallée?) du « Perséa dans An (Héliopolis), dans la nuit du grand «combat; celui qui a gardé les impies dans le jour «où les ennemis du seigneur universel ont été « ÉCTASÉS. »

« Il l'explique : Le grand chat de (l'allée?) du Perséa dans An, « c’est Ra lui-même. On l’a nommé chat en paroles allégoriques; « c’est d’après ce qu’il a fait qu’on lui a donné le nom de chat. AuaALTÉMENT, CEST OCADU QUANTITÉ EN RC CT RTE UT CENVES de Sev et d’Osiris. Celui qui est à (l'allée?) du PéRES « dans An, c’est celui qui rend justice aux fils de la défection pour « ce qu'ils ont fait. La nuit du combat, c’est quand ils sont arrivés « à lorient du ciel; il y eut alors un combat dans le ciel et dans le « monde entier. »

Le symbolisme du chat n’est pas du tout éclairer par cette glose ; mais la vignette vient à notre secours : On y voit (4) un chat auprès d’un arbre (2), tenant sous sa patte la tête d’un serpent. Dans la

{1) V Vignette du papyrus Cadet, n° 37.

(2) lbidem, n° 36.

… vignette d’un très-ancien manuscrit (4), le chat tient un sabre et tranche la tête du reptile.

Un papyrus du Louvre (2) nomme le lion à la place du chat. On voit que c’est à titre de destructeur des animaux nuisibles que le chat est ici comparé au soleil. Horapollon (L. 1, ch. 40), en nous apprenant que le soleïl avait à Héliopolis une idole en forme de chat, fournit une autre explication du même symbolisme : il aurait été tiré d’une observation sur la pupille des chats, dont la dilatation aurait suivi dans ses proportions la hauteur du soleil au-dessus de Fhorizon. Je ne crois pas que ces minuties soient dans le véritable génie de l'Égypte antique; ce sont des remarques postérieures. La notion qui ressort de notre texte, comparé à la vignette, me semble bien plus simple, « on l’a nommé chat d'après ce qu'il a fait; » le destructeur des animaux immondes était un parfait représentant du soleil sorti victorieux de son combat contre les puissances typhoniennes. La chatte était consacrée à Beset,

| J ou Bast, forme gracieuse de Pacht, fille de Ra.

Il est difficile d’apercevoir, au premier abord, un lien entre ces deux versets et les précédents; je crois cependant que ce lien existe. On sait que l’Egyptien, pour donner quelque valeur à sa prière,

(1) Papyrus de Dublin ; la même figure se trouve dans le Papyrus de Leyde mentionné ci-dessus.

(2) Manuscrit tracé à l’encre blanehe par le grammate Tenana.

parlait souvent au nom d’un dieu auquel il s’identifiait. Après avoir invoqué les assesseurs du juge et demandé l'oubli de ses péchés, l'osiris, pour donner de l’autorité à ses paroles, nomme la divinité à laquelle il prétend s’assimiler, ce sont : 4° le dieu à la double face ou l'âme en deux jumeaux; 2° La lumière purifiante sous l'emblème du chat, vainqueur du mal. L’invocation suivante est d’un sens beaucoup plus clair : e :

V. 24. — « O! Ra, dans son œuf! qui rayonne par son dis- «que, qui luit à son horizon, qui (nage sur sa ma- «tière?), qui a horreur du retard, qui marche sur les «supports du dieu Schou! Celui qui n’a pas son se- «cond parmi les dieux; qui produit les vents par les « feux de sa bouche et qui éclaire le double monde «par ses splendeurs! Sauves losiris N. de ce dieu « dont la nature est un mystère et dont les sourcils « sont les bras de la balance, dans la nuit où se fait «le compte d’Aouaë, »

« Il l'explique (c’est celui qui étend le bras?) : La nuit du compte « d'Aouaï, c’est la nuit où la flamme (tombe) sur les condamnés. »

Le style égyptien se sert très-souvent de la troisième personne pour le personnage interpellé dans une allocution; j’ai conservé cette tournure, parce qu'il faut avant tout rechercher ici l’exactitude. Quelques expressions restent douteuses dans cette belle invocation au soleil, entre autres le terme ] À LN \ YÂA que je traduis conjecturalement par matière. Il est employé souvent dans le sens de nourriture et aussi d'argile; mais la signification doit être plus générale dans un grand nombre de phrases analozues à celle qui m'embarrasse,

Les supports du dieu Schow, chargès de soutenir le ciel, sont sou-

veni figurés comme quatre poteaux fourchus au sommet } | |.

La dualité divine se montre ici sous une nouvelle fcrme : Ra, le dieu visible, est invoqué comme médiateur auprès du dieu caché qui est Osiris, le souverain juge, ou le dieu vengeur, exécuteur du jugement. |

J'hésite sur la traduction de la première glose parce que le terme

Let a se prête à plusieurs traductions : au sens propre, c’est le bras,

et la locution an a-w., littéralement : adducens bracchium, rappellerait

alors l'expression in bracchio extenso, que la Bible applique à l'ac- |

tion divine. Mais y @Signifie également acte, moment, St : on

pourrait donc traduire an fe, w, € celui qui vient à son heure.

ssl La déesse A” J° Aoudi est le châtiment person- AN US | o

nifié; son nom signifie discuter, vérifier, et, dans un autre sens, nuire, faire du mal; ce n’est pas la flamme qui réconcilie, comme celle de Hotepeschous, le feu d’Aouaï saisit les maudits (cheri-u-les frappés), après le compte redoutable établi devant Osiris.

V. 25. — « Celui qui pousse les impies à la demeure du bil- « lot pour détruire leurs âmes. »

« Il explique : C’est (Smu?), c’est l’annihilateur d’Osiris. Autre- « ment dit, c'est Sapi; il a une seule tête portant la plume (la jus- « tice). Autrement, c’est l’épervier Horus qui a plusieurs têtes; l’une « porte la justice, l’autre l’iniquité; il rend le mal à celui qui l’a fait, « la justice à qui l’apporte avec soi. Autrement, c’est Horus de « Sechem (4). Autrement, c’est Thoth, c’est Nofre-toum, fils de Bast : « ce sont les chefs qui repoussent partout les ennemis du seigneur

« universel. »

L’abattoir des damnés est symbolisé par une épée sur un billot

È ; il est ordinairement appelé nemma (c. OAI T violence).

L’exécuteur est ici l'ennemi d’Osiris, un Typhon. J'hésite pour la lecture de son nom (Smu (2) ou Schesmu) ; le symbole ést un pressoir, il doit signitier l’écrasement. La seconde glose le caractérise comme un serpent que les textes les plus récents nomment sapi, juge. Le plus ancien manuscrit du Louvre lappelle Apap; c'est le nom ordinaire du génie du mal, sous la forme du grand serpent, ennemi du soleil. $

Une version toute différente est contenue: dans les trois gloses suivantes; elles attribuent l'exécution du jugement à Horus luimême ou à d’autres dieux compagnons d’Osiris; on voit en effet, sur les sarcophages et dans les peintures des tombeaux, Horus qui décapite lui-même les damnés et leur applique cette terrible peine de

(1) Sechem, suivant les conjectures très-ingénieuses de M. Brugsch, serait le nom égyptien de Létopolis. V. Géographie, 1. T, p. 242.

(2) Si la lecture Smu se confirme, ce sera sans doute le nom de Smy, donué au Typhon par le Trailé d'Isis et d'Osiris (chapitre 62), avec ceux de Seéh ct de Bébon,

la seconde mort éternelle, dont l’exemption est toujours promise à l’âme vertueuse.

V. 26. — « Sauvez l’osiris N. de ces gardiens qui amènent « les bourreaux qui préparent les supplices et lPim- « molation; on ne peut échapper à leur vigilance, « 1ls accompagnent Osiris. Qu'ils ne s’emparent ‘pas « de moi, que je ne tombe pas dans leurs creusets. « Car je le connais, je sais le nom du (WMatat?) qui « est parmi eux, dans la demeure d’Osiris, le trait « invisible qui sort de son œil, circule dans le monde « par le feu de sa bouche. Il donne ses ordres au « Nil sans être visible. L’osiris N. a été juste dans le « monde, il aborde heureusement auprès d’Osiris. « Que ceux qui siégent sur leurs autels ne me fassent & pas d'opposition, car je suis un des serviteurs du seigneur suprême (suivant les préceptes du scara- « bée?), L’osiris N. s'envole comme un épervier, 1l « se nourrit comme (l’oie) Smen, il ne sera jamais « détruit comme (le serpent) Vahaw-ka. »

(%) « Il l'explique : C’est Anubis, c’est Horus habitant la demeure « de. ....,.,... Autrement, c’est Horus dans Scheni. Autrement, « ce sont les chefs qui ont repoussé les ennemis du seigneur univer- « sel. Autrement, c’est le grand commandant de Scheni. »

Le commencement de la formule est un peu différent dans quelques manuscrits. Ils parlent ici de « gardiens à l'odeur fétide, aux doigts acérés, qui torturent et qui immolent, » et je pense que c’est la plus ancienne version. Les creusets où brüûlent les damnés apparaissent dans les peintures funéraires, Je crois que le mot de creuset convient mieux que celui de chaudières que Champoilion avait appliqué au mot ka-tu, auquel je fais allusion en ce moment, parce que je ne vois pas de liquide dans ces vases. L’exécuteur mystérieux, désigné dans le texte sous le nom de Matat(?), serait, suivant la glose, une

forme d'Horus, ou bien Anubis. Son trait vengeur s'échappe de son œil; nous avons déjà vu l’œil du soleil pris pour son pouvoir léthifère. Le manuscrit de Turin dit le trait de sa main; mais tous les textes plus anciens portent ici : de son œil, ce doit être la vraie le-

çon; elle se relie avec la très-ancienne superstition du mauvais œil. Il est à remarquer, pour l'intelligence des derniers mots du verset, que le défunt parle de lui-même tantôt à la première et tantôt à la troisième personne. Ces deux locutions paraissent employées à peu près indifféremment, et les manuscrits ne s'accordent pas entre eux à ce sujet. On trouve quelquefois, pendant un chapitre entier, je fais, je dis, etc., tandis qu'un autre manuscrit portera : l’osiris un tel fait, dit, etc. :

L'oie Smen semble avoir été consacrée à Ammon; sa figure ne diffère pas de celles des oies du Nil; elle est représentée sur un piédestal, comme les autres animaux qui recevaient un culte. Nahavka, dont on n’a pas encore défini le rôle spécial, est figuré par un serpent sur deux jambes humaines ou par un personnage à tôte de vipère (1); c’est aussi le nom de l’un des quarante-deux juges, as-

sesseurs d'Osiris. À 11 Scheni signifie détour, repli, peut-être labyrinthe ; c'est une demeure dont la signification me paraît souvent funeste.

V.27. — « Qu'ils ne s’insurgent pas contre moi, que je ne « tombe pas dans leurs creusels. »

(#) « Hlexplique : Ce sont ceux qui siègent sur leurs autels; c’est « la figure de l’œil du soleil, avec la figure de l’œil d'Horus. »

Il y à une certaine confusion dans cette version que j'ai donnée cependant, parce qu’elle est la plus complète : elle est reproduite par le manuscrit de Turin et par tous les exemplaires de style récent. Le texte reprend quelques mots du verset précédent et y ajoute une nouvelle rubrique d’explication. Cela serait contraire à la marche générale de la composition. L'ancien manuscrit en écriture blanche supprime toute la portion que j'ai compris entre les deux astérisques, c’est-à-dire la rubrique du verset 26 et la formule du verset 27 ; ainsi réduite, la leçon paraît néanmoins complète, et l'explication ne commence qu'à la rubrique du verset 27 : « Ceux qui siégent sur leurs autels, etc. » La glose précédente a certainement été introduite plus tard dans le texte, elle aura troublé l’économie des rubriques.

Le manuscrit de Turin se montre de nouveau inexact dans cette

(1) Le nom de Nahav-ka me semble se rapporter au rajeunissement de l'existence par la résurrection.

62 ÉTUDES SUR LE RITUEL FUNÉRAIRE dernière explication; il dit « la figure du soleil; » tous les textes hiératiques s’accordeut pour indiquer ici d'œil du soleil, déjà connu de nous dans son rôle de vengeur.

V. 28. — « Ah! seigneur de la grande demeure, roi suprême « des dieux! sauves l’osiris N. de ce dieu qui a le vi- « sage du Zesem et les sourcils d’un homme, et qui se « repaît des maudits; et (de) (1) l’esprit du bassin de « feu qui dévore les corps, (vomit?) les cœurs et les « rejette en excréments. »

« Il l’explique : Celui qui dévore les multitudes est son nom, il « est dans le bassin de Pount (l'Arabie). Le bassin de feu est dans « Anrutew vers Scheni; quiconque y arrive (impur?) tombera im- « molé. Autrement dit, Mates est son nom, c’est le gardien de la « porte d’occident. Autrement, Baba est son nom, c’est lui qui défend ce repli de l’'Amenti. Autrement, celui qui vient à son heure est son nom. »

Le personnage à la figure de Tesem est placé, par la glose, dans Ie bassin d'Arabie, qui ne peut être que la mer Rouge, comme l’a reconnu M. Brugsch. Le Tesemest un quadrupède appartenant à la race féline, peut-être un loup cervier. Le mâle du chat domestique a été désigné tout à l'heure par le mot chau (2). :

Pour la seconde phrase j'ai suivi le manuscrit le plus ancien, qui me paraît offrir un sens plus clair; les autres manuscrits portent l'angle du bassin de feu à la place de l'esprit. C’est également ce manuscrit à l’encre blanche qui me fournit la leçon ut sat, ejecit stercus; les autres disent simplement : t/ rejette les corps. Cette singulière punition, qui consiste à faire détruire le corps d’un damné par la digestion d’un démon, laisse place à quelque doute, parce que la

phrase contient un mot encore obscur pour moi, ( @ * Chenep,

extraire, arracher, ou bien verser, vomir?)., Le bassin de feu est placé vers les régions funestes déjà connues, Anrulew, la stérile, et Scheni, le détour. Il est possible que cette dernière place soit identique avec la ville ou bourgade nommée Schennu, . dans le nôme de Memphis, citée par M. Brugsch dans sa Géographie (t. [, p. 242).

(1) Il faut évidemment sous-entendre la même invocation : « Sauves l’osiris N. « de l’esprit,» etc.

(2) Les Tesems sont aussi rappelés, dans le chapitre 13, comme de mauvais génies qu’on évite par l’aide d’Horus.

La glose nous propose plusieurs noms pour l’esprit funeste : Mates,

( poignard ou bourreau; » c’est peut-être le même surnom que les Égyptiens avaient donné à Artaxercès III après le meurtre d’Apis. Baba peut être identifié avec le nom de Bébon, que le Traité d'Isis et d'Osiris donne à Typhon. Le nom de Baba est déterminé par le signe des quadrupèdes PT"; c'était certainement un des personnages à Lête bestiale et pourvus d’une queue qui sont représentés armés de glaives dans d’autres vignettes du Rituel. (V. le chap. 145. v.

V. 29. — « Ah, seigneur de la victoire dans les deux mondes! « seigneur du rouge (sang), qui commande à la de- « meure du billot, qui se repaît des entrailles! (sauves « l’osiris N.) (1). »

« Il l'explique : C’est le cœur d’Osiris, c’est lui qui est dans toute « immolation. »

Plusieurs exemplaires, au lieu de nev nerau, seigneur de la victoire, portent nev neva, seigneur du feu. Le rapport de l'explication avec la formule est très-obscur pour moi; le texte est néanmoins complet et les manuscrits s'accordent en ce point. il semble que la mort violente d’Osiris soit considérée comme une victoire et que la mémoire de cette mort ait été rappelée dans les sacrifices sanglants, pour leur donner une plus grande force expiatoire par l'introduction symbolique du cœur d’Osiris.

V. 30.— « Celui qui a reçu la double couronne, dans l’allé- « gresse, à son arrivée dans (la demeure royale de « l’enfant?). »

« Il l'explique : Celui qui a reçu la double couronne, dans l’allé-

« gresse, à son arrivée dans la royale demeure de l'enfant, c’est « Osiris. »

V. 31. — « Celui qui a reçu l’ordre de régner sur les dieux, « dans ce jour où le monde a été constitué, par le « seigneur universel! »

« Il l'explique : Celui qui a reçu l'ordre de régner sur les dieux,

(1) Ceci est ajouté dans quelques manuscrits seulement et doit être négligé, car l’invocation ne commence qu’au verset 84.

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