Lectures on Logic, ^leç, XIV, t. I, p. 26i
par le même procédé une sorte de conversion indirecte de l'universelle négative, que Ton appellerait sans doute aussi contraposition, à cause de sa ressemblance extérieure avec la contraposition de l'universelle affirmative : Nul A n'est B, en d'autres termes, tout A est non -B, donc quelque • non -B est A. On croit enrichir la logique en mettant ainsi des opérations purement verbales sur la même ligne que les opérations réelles : on ne réussit qu'à persuader aux autres et à soimême qu'elle n'est pas l'art de raisonner sérieusement, mais celui de combiner des signes et de jouer avec des formules.
Il n'y a, en définitive, que deux sortes de subalternation, celle de l'universelle affirmative et celle de l'universelle négative ; deux sortes de contraposition, celles des deux universelles ; et deux sortes de conversion, celles des deux affirmatives. Toutes ces opérations sont, pour la pensée, des syllogismes, dans lesquels le moyen terme est réellement distinct des deux extrêmes ; elles ne sont immédiates qu'en apparence et dans l'expression, parce que le moyen prête, dans les quatre premières, son nom au petit terme, et emprunte, dans les deux dernières, celui du grand. Les deux formes de la subalternation sont deux m#des de la première figure, celles de la contraposition, deux modes de la seconde, et celles de la conversion, deux modes de la troisième.
Lachelier. — Syllogisme. 2
La méthode qui fait dépendre la légitimité des figures de celle des conséquences dites immédiates^ consiste donc à démontrer ohscurum per œque ohscurum : à moins toutefois qu^elle ne démontre clarum per œque clarum^ et que les principes sur lesquels reposent ces opérations ne soient eux-mêmes le fondement direct des figures auquelles elles appartiennent. C'est ce que nous n'aurons peut-être pas beaucoup de peine à établir. Il ne saurait y avoir de difficulté pour la première figure, car tout le monde convient que cette figure a un principe qui lui est propre, et que ce principe est précisément celui dont nous nous sommes servis pour expliquer la subalternation. Entre une subalternation et un syllogisme ordinaire de la première figure, il n'y a qu'une différence : c'est que, dans Tune, le nom du petit terme est remplacé par celui du moyen, A, tandis que, dans l'autre, ce même terme porte un nom distinct et particulier, G. Or il y a deux sortes de subalternation, celle de l'universelle affirmative et celle de l'universelle négative : il y a donc deux espèces de syllogismes de la première figure, selon que la majeure est affirmative ou négative: car cette majeure, qui est l'expression d'une .loi, est nécessairement universelle. La mineure, qui subsume le sujet, A ou G, à la loi exprimée par la majeure, est nécessairement affirmative: mais, tandis qu'elle est particulière dans la subalterna-
tion, elle peut, dans le syllogisme proprement dit, être universelle ou particulière. Le nom que nous donnons maintenant au sujet, C, est en effet celui d'un attribut qui lui appartient; et cet attribut peut, ou emporter, par lui-même et dans tous les sujets auxquels il s'étend, l'application de la loi, ou coïncider simplement, dans un sujet donné, avec cette application. La première figure a donc, comme Favait pensé Aristote, quatre modes ^ qui sont les suivants :