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d^uue vie assaisonnée des plus dures, des plus amèi'es privations. A^ec 1,200 fr.^ on ferait la fortuné de toute une famille de laboureurs! Avec 1,800 fr., on bâtirait tme chaumière, on affermerait un champ, on aurait des instruments agriooles, on achèterait une vache et un petit troupeau ]•.. 1,200 fr. ! mais c^st une fortune, c'est la fortune que révent en vain plusieurs millions de courageux et honnêtes pères de familles !
» Et puis,qbel usage le libéré fait-ildcTces imme^ raies largesses ? 11 les dévore en quelques jours dans d'ignobles orgies avec des prostituées etd'anciens co-détenus. Tant qu'elles durent, on mène joyeuse vie, et quand le dernier écu s'est ^volé à la fumée d'un punch, c'est alors qu'on se rappelle ^certains projets, certains plans conçus Uans cette épouvantable communauté ; c'est alors que
la presse entière apprend au monde un de ces crimes dont l'audace et la scélératesse inti-^ mideraient , s'ils pouvaient l'être, les bommes^ de cœur qui se dévouent à la régénération des libérés ! » '
Nous connaissons un libéré de Poissy qui, après cinq années dé détention, était sorti avec 18 ou 1,600 fr. de niasse^ et qui, quelques mois plus tard, était condamné aux travaux forcés!... hm-*.
— Mff —
fHe^^IMBiàdoote, d'ajouter que les 1,600 fr. étaiefit d^distipës. '
Bt Tdilîi comme vous punissez leis vagabott<li3> tes iroteurs et les assassîm ^
TcMit ottvirier libre, paresseux ou malheureux voudra donc devenir vagabond, voleur eu à^ sassin!
Tout libéré voudra donc récidiver!
Pourquoi donner à des détenus ce qu'on refuserait à d'honnêtes pères de famille, qui, au prix de toutes les privations, élèvent soigneusement et refigieusement leurs enfants ?
Ne craignez-vous pas qu'on ne trouve dans celte conduite une prime d'encouragement au crime, M que ce ne soit là une portion de l'énigme qui no«8 est soumise depuis longues années sur l'accroissement des délinquants et des récidivistes ?
Quant aux règles morales, religieuses et administratives qui doivent diriger toute maison de détenus, elles sont les mêmes pour les pénitenciers d'adultes que pour les pénitenciers d'enfanls, sauf quelques légères modifications de détail qui tiennent à la profession et à l'hygiène^ mais que nous devons négliger ici.
A propos de la circulaire ministérielle dont nous venons de parler, nous reconnaîtrons av^
empressement que radministration des prisons a apporté, depuis quelques années surtout, d'immenses améliorations matérielles et morales dans tous les services; nous reconnaîtrons qu'à la vdUe d'une réforme radicale, il lui était difficile , pour ne pas dire impossible, de faire plus et avec plus d'intelligence.