‹ Études sur le terrain houiller de CommentryChapitre 3 sur 23 · V. r :. , : i ûit l:hr\^î^ en même temps que leurs bords · texte numérisé non relu

V. r :. , : i ûit l:hr\^î^ en même temps que leurs bords

es >^^^r.: ^: ^ :rv dentioules, ainsi que le montrent les

^v'^A : ::, r< F:.;, S, Pl, XLK et Fig. 1 et 2, Pl. XLII.

l ory^v e l::>r.iônie, autant qu'on en peut juger sur

ov^ <v ^Ar.::V.v^r.v^ ne semble pas avoir été ouvert à son

>\Nîr,:v.v^î. et Auc^i.n spécimen de FayoliA dentata na

îv.ontrc îo îr.o:r..îro indice d'entrebâillement non plus

^ \5o de ^î:s5\v^îAîù n ou de déroulement de ses valves.

l.o«s .îrTcrvnî:^ dè:A:ls que je viens d'indiquer, en ren- \o\;^:ït. |v;;r chacun deux, aux figures sur lesquellôs iU sont lo j l;;v \;>:hlos, sont en quelque sorte résumés sur lo cr\v;;;:> schématique ci-contre (Fig. 1), déjà donne |w Uv^xis dans notre note des Comptes rendu$j et 0|Ui les momn^ tou« réunis dans une sorte de demiï^stituiion.

Le plus <ou\ent, K^ Faj^o/ta dentàU ont été trouvés idoles : ce inondant, sur U Fig. 9 de la Pl. XLI, on remarque les restes de trois d'entre eux, alignés à peu pw^ parallèlement les uns aux autres, deux à la même bauteur, le troisième un peu au-dessus, et associés à ^e empreinte mal conservée dAphJebia Gertnstri, ont la direction inverse ne permet pas de supposer *P* d y ait eu entre eux et ceUe-cî une corrélation réelle.

■1 Sur un autre échantillon, on en voit dcu\, dont len ox- - trémité» eflilées convergent et se croisent ; mais ils »ont si incomplets et si mal conservés qu'il n'est pas possible de déterminer leur orientation et de reconnaître si les portions qui se croisent sont les pédoncules ou les sommets do ces corps.

En résumé, il est impossible, quant à présent, de savoir s'ils étaient isolés ou groupés, à quoi ils venaient s'attacher, et l'interprétation on demeure tout aussi problématique qu'au jour de leur découverte ,

Rapports et diffârenren. — Le Fayolin dentaln se distingue au premier coup d'œil du Fayolia grnndis par ses dimensions beaucoup moindres et par la dcnticulation des bords de ses collerette». 11 ressemble davantage aux Fayolia major et Fayolia Randalli du dévonien, décrits sous lo nom générique de Spiraxis par M. Newberry, mais il est moins grand et a les valves moins larges que le premier ; il est, au contraire, un peu plus grand que le second, il a les valves plus larges et la spire moins surbaissée et à tours moins nombreux.

Provenance. — Commentry, au toit de la Grande Couche on divers points, mais surtout dans la tranchée do Forêt, à 8 ou 10 mètres nu-dessus do relie couche.

FAYOLIA GRANDIS. Renault et Zeiller.

(PL. XLII, FiG. 3 à 5.)

1884. Fayolia grandis. Renault et Zeiller, Comptes-rendus Acad. se, XCVIII, p. 1393, fig. 2. Weiss, Steinkohl, Calam., II, p. 204 ; p. 203, fig. 2. Saporta, Paléont. franc.; VégétaïUK, Terr, jurass.^ ÏV, p. 39, 40, pi. IV, dS^ 2.

1884. An Fayolia palatina. Weiss, SteinkohL Calam^ II, p. 204 (Gyrocalamas palatinus, ibid., p. 152), pi. IV, fig. 3, 4 ?

Description de Vespèce. — Corps cylindriques^ effilés en pointe aux extrémités , larges de 3 à 4 centimètres, atteignant au moins 40 centimètres de longueur et formés de deux valves très légèrement concaves en dehors, larges de 18 à 25 millimètres^ finement striées en long, soudées Tune à Tautre par leurs bords, contournées en hélice, et faisant au moins 8 à 10 tours de spire.

Valves marquées, à une distance de 5 à 6 millimètres au-dessus de leurs lignes de suture, d'une file de cicatrices arrondies ou elliptiques de 2 & 4 millimètres de hauteur sur 2 à 3 millimètres de largeur, espacées de 3 à 8 millimètres de centre en centre. Lignes de suture des valves légèrement saillantes en dehors, portant chacune une collerette hélicoïdale étalée, à bord entier^ large de 5 à 8 millimètres.

Remarques paléontologiques. — Le Fayolia grandis semble beaucoup plus rare à Commentry que le Fayolia dentata, car on n'en a trouvé que quatre échantillons, alors qu'il en a été recueilli vingt-six de ce dernier. Le plus beau de ces quatre échantillons est représenté sur la Fia. 4 de la Pl. XLII ; il est malheureusement très écrasé, et les contours en sont par suite un peu vagues; néanmoins, on suit assez bien, surtout vers le haut, les spires des deux lignes de suture des valves,

et l'on voit nettement les cicatrices, elliptiques plutôt quo rondes, qui sont placées au-dessus des carènes ; la collerette se montre en divers endroits, surtout sur le bord gauche deTéchantillon. Vers le bas, Tempreinto est beaucoup plus confuse et il est même impossible de s'assurer si Torgane conserve jusqu'en bas la même largeur ou s'il se rétrécit un peu. A gauche, on aperçoit deux collerettes hélicoïdales entortillées l'une autour de l'autre, comme si les valves dont elles ornaient les lignes de suture avaient été détruites et qu'elles seules aient subsisté ; elles ne proviennent pas, en effet, du corps placé sur la droite de la plaque de schiste, puisque les collerettes de ce dernier sont encore en place ; d'autre part, on comprendrait difficilement qu'elles aient été déchirées et se soient détachées sur toute leur longueur des carènes qui les portaient, pour se dérouler d'abord et s'entortiller ensuite l'une et l'autre à nouveau. Ce qu'il y a de certain, c'est que les valves dont elles dépendaient ont disparu, soit qu'elles se soient décomposées seules, soit qu'elles se soient séparées mécaniquement de leurs collerettes, mais il est impossible de s'expliquer clairement comment les choses se sont passées. Ces collerettes isolées présentent, en plusieurs points, des sortes de cannelures ou de gaufrures transversales très rapprochées, provenant peutêtre de ce que, la surface de Thélicoîde droit n'étant pas développable, elles ont dû se plisser pour s'étaler à plat.

L'échantillon de la Fig. 3 est plus incomplet encore que celui de la Fig. 4 ; il montre assez nettement ses collerettes, surtout vers le bas ; les valves qui le constituent sont marquées, parallèlement à leurs bords, de stries très visibles, dont quelques-unes sont sensiblement plus accusées que les autres, sans toutefois qu'on puisse songer à les regarder comme de véritables ner* vures.

Enfin Téchantillon FiG. 5 montre la base d'un de C08 corps ot son rétrécissement en pointe, mais il ne se suit pas assez loin pour qu'on arrive jusqu'au pédoncule qui devait le porter. Il a été possible de préparer pour Texamen microscopique, en les soumettant à Taction des réactifs oxydants, de petits fragments de lu mince pellicule charbonneuse qui s*étend sur une partie des valves de cet échantillon, et d*y reconnaître des cellules polygonales allongées, mais en mauvais état de conservation.

D'après les dimensions de l'échantillon Fia. 4, qui ne montre aucune des deux extrémités, il est permis d'ailinner que la longueur du Fayolia grandis dépassait 40 centimètres. Quant aux appendices qui devaient s'attacher sur les cicatrices de cette es2>èce, aucun des échantillons recueillis n'en a présenté la moindre trace.

Rapports et différences. — Le Fayolia grandis^ outre sa taille beaucoup plus grande, se distingue nettement du Fayolia dentata par ses collerettes non frangées, mais à bords tout à fait entiers.

Synonymie. — » Il ressemble à tel point aa Fayolia palatina Weiss du rothliegendc inférieur, que je serais porté à les regarder comme identiques, ce dernier ayant exactement les mêmes dimensions, la même largeur pour ses valves, le même pas pour la spire d'enroulement, ot ses cicatrices, également elliptiques, ayant la mémo grosseur et le même espacement que celles du Fayolia grandis. Je n'inscris toutefois ce nom qu'avec doute dans la liste synonymique, les cicatrices du Fayolia palatina paraissant portées sur un bourrelet plus saillant, et l'ignorance où l'on est au sujet de la collerette de cette espèce ne permettant pas une identification absolument sûre.

Provenance. — Tranchée de Forêt, au toit de la Grande Uouche.

Plantes dépourvues de racines aussi bien que de Heurs, plus ou moins différenciées dans leur forme extérieure, mais à tissus exclusivement constitués par des cellules et ne comprenant ni fibres ni vaisseaux pouvant servir à la circulation des liquides nourriciers.

Les Cryptogames cellulaires se divisent en deux embranchements, les Thallophytes et les Muscinées. Les Thallophytes, dont l'appareil végétatif ne peut habituellement se décomposer en tige et feuilles distinctes et affecte le plus souvent la forme de lame ou de filaments, simples ou ramifiés, comprennent deux classes, les Algues et les Champignons.

Les Algues, végétaux presque tous aquatiques, pourvus de chlorophylle et d'aspect excessivement variable, ne sont pour ainsi dire pas représentées dans le terrain houiller ; on n'y a, en effet, observé jusqu'à présent que quelques Algues microscopiques ou tout au moins presque indiscernables à l'œil nu, trouvées dans des fragments de quartz renfermant des débris de végétaux à structure conservée ; l'absence d'Algues de plus grande taille, qu'on aurait pu s'attendre à rencontrer en empreintes, s'explique au reste par la facile et rapide décomposition de ces végétaux, beaucoup moins répandus d'ailleurs dans les eaux douces ou saumàtres, telles que devaient être celles qui remplissaient les bassins ou les lagunes où se sont déposées les roches houillères, que dans les eaux de la mer.

Les Champignons, végétaux à peu près exclusivement parasites, dépourvus de chlorophylle, n'ont été trouvés de même dans les terrains houillers que sous des formes extrêmement réduites, plus ou moins sembla-

blés aux Champignons qui vivent aujourd'hui en parasites sur les feuilles de diverses plantes ou à leur intérieur, se révélant au dehors par des taches ou des boursouflures de formes et de dimensions variables, de couleur le plus ordinairement noire, rougeâtre ou jaunâtre. Ainsi il n'est pas rare de rencontrer sur les empreintes de frondes de Fougères ou sur les fragments de feuilles de Cordaïtes, de petites protubérances ou de petites pustules, tantôt ponctiformes, tantôt linéaires, qui sont précisément produites par des Champignons parasites à la surface ou dans l'épaisseur même du limbe. J'aurai Toccasion plus loin d'en signaler des exemples en parlant du Sphenopteris Decorpsi (Pl. V, FiG. 3, 3 A, 4), du Pecopteris Sterzeli (Pl. V, Fig. 1, 1 B)'et du Nevropteris Pl&nchaiHÏi (Pl. XXVIII, Fig. 8) ; mais ces petits Champignons, très analogues sinon même identiques à ceux que Gœppert a figurés sous le nom d'Excipulites Neesi (1), ont trop peu d'importance et surtout ne peuvent être assez sérieusement étudiés, dans l'impossibilité où Ton est de reconnaître, par un examen microscopique, leur constitution intime, pour qu'il y ait lieu de les décrire à part.

Les Muscinées, qui ont presque toujours une tige munie de feuilles nettement différenciées et plus ou moins ramifiée, se divisent en deux classes, les Hépatiques et les Mousses proprement dites. Chez les Hépatiques, dont on ne connaît que peu de représentants à l'état fossile, l'appareil végétatif, le plus souvent ramifié par dichotomie, est généralement étalé et la tige présente alors deux faces distinctes ; les feuilles, souvent distiques, c'est-à-dire disposées sur les côtés en deux séries opposées, ont des formes beaucoup

(i) Syst. Fil. foss., p. 262, pl. XXXVI, fig. 4.

plus variées que celles des Mousses proprement dites et sont fréquemment dimorphes. Chez les Mousses, les feuilles sont ordinairement disposées en spirale tout autour de la tige» presque toujours uniformes, c'est-àdire toutes semblables, et la tige ne se ramifie jamais par dichotomie ; il y a lieu de s'arrêter ici sur cette classe, dont il a été découvert un représentant fossile dans le terrain houiller de Commentry.

Mousses.

Végétaux herbacés, ordinairement de petite taille, à tige filiforme, simple ou ramifiée. Feuilles persistantes, le plus ordinairement disposées en spirale tout autour de la tige, plus rarement distiques, sessiles, c'est-à-dire non portées par un pédicelle, à contour ovale, lancéolé ou linéaire, à bord entier ou dentelé, tantôt munies d'une nervure unique, tantôt dépourvues de nervure. Organe fructificateur constitué par une capsule de forme globuleuse, ovale, ou presque cylindrique, ordinairement portée au sommet d'un pédicelle filiforme plus ou moins long.

On n'a jusqu'à présent rencontre à l'état fossile qu'un très petit nombre d'espèces de Mousses, dont la plupart ne remontent pas au-delà de l'époque tertiaire. Parmi celles-ci, la plus grande partie ont offert avec certaines des Mousses actuelles des ressemblances assez précises pour qu'on ait pu les faire rentrer, au moins avec beaucoup de vraisemblance, dans l'un ou l'autre des genres admis dans la classification des Mousses vivantes. Dans les terrains secondaires, on n'a guère signalé qu'un groupe d'empreintes paraissant appartenir à cette classe, ce sont les Nftjadita du lias inférieur d'Angleterre, qui, après avoir été rangées provisoirement parmi les monocotylédones, semblent

maintenant devoir être considérées comme des Mousses aquatiques, analogues à nos Fontinalis. EnGn, dans les formations paléozoiques, on ne connaît jusqu'ici qu'une espèce, celle qui a été trouvée à Commentry et dont la description va suivre.

Genre MUSCITES. Brongniart. 1828, Miisoites. Brongniart, Hist. végét. /bss., I, p. 93.

Tige filiforme, simple ou ramiCée, munie de feuilles de petite dimension ^ sessileSy à limbe très délicat^ uninerviées ou dépourvues do nervure, disposées en spirale et plus ou moins serrées.

On comprend sous ce nom générique toutes les Mousses fossiles qui ne présentent pas, soit dans leur mode de végétation et de ramification, soit dans la disposition et la forme do leurs feuilles, des caractères assez tranchés pour qu'on puisse les rattacher avec certitude à un groupe déterminé de Mousses vivantes, et dont les affinités no pourront être précisées qu'à la suite de découvertes ultérieures.

MUSCITES POLYTRIGHACEUS. Renault et Zeiller.

(PL. XLI, FiG. 2 à 4.)

1885 Muscitespolytrichaceus. Renault et Zeiller, Comptes rendus Acad. se, G, p. 662.

Description de Vespèce. — Tiges dressées, longues de 3 à 4 centimètres, larges de 1/3 de millimètre environ, généralement simples, émettant cependant quelquefois un petit nombre de rameaux, également dressés, et marquées extérieurement de très fines cannelures longitudinales. Feuilles alternes, très rapprochées, distantes seulement de 0'"°',5 à 1 milli-

mètre, à contour lancéolé, aiguës au sommet, légë-* rement embrassantes à la base, longues de 1 à 2 millimètres, dressées ou étalées-dressées, souvent un peu arquées en dehors, munies d'une nervure médiane très nette aboutissant à leur sommet.

Remarques paléontologiques. — Les tiges de ces Mousses paraissent avoir été réunies en grand nombre les unes à côté des autres, de manière à former des touffes souvent extrêmement serrées, ainsi qu'on le voit sur la Fio. 4 de la Pl. XLI, qui représente l'empreinte d'une de ces touffes écrasée, avec les brins du pourtour seuls discernables, bien qu'encore très rapprochés eux-mêmes les uns des autres ; sur les empreintes des PiG. 2 et 3, les brins sont plus écartés et l'on distingue mieux la forme des fouilles, quoique le contour de celles-ci soit toujours assez mal délimité. Souvent même on ne voit nettement que la nervure médiane, d'un brun très foncé, bordée d'une bande membraneuse de couleur plus claire et de largeur variable. Sur les portions les mieux conservées, on discerne au microscope, sur les feuilles comme sur les tiges, un réseau de cellules alignées en files parallèles.

La disposition de ces tiges en grosses touffes compactes, leurs faibles dimensions en longueur comme en diamètre, l'aspect membraneux de leurs feuilles, évidemment très minces et formées, à ce qu'il semble, d'une seule assise de cellules, no permettent pas de rapporter ces empreintes à une autre classe qu'à celle des Mousses, malgré l'absence des organes fructificateurs caractéristiques. D'après l'aspect de ces tiges et leur mode de ramification, il est infiniment probable que cette Mousse doit appartenir au groupe des Acrocarpes, c'est-à-dire des Mousses à fructification terminale, plutôt qu'à celui des Pleurocarpes ou Mousses à organe fructificateur naissant latéralement le long

des tiges. Le Musettes polytrichaceus présente, d*ail leurs, comme nous Tavons déjà fait remarquer, une grande ressemblance avec certaines Mousses vivantes du groupe des Acrocarpes, appartenant, les unes au genre Rhizogonium de la tribu des Mniacées, et les autres au genre Polytrichum ; mais c^est surtout de ce dernier genre ou du moins de la tribu des Polytrichacées qu*il nous a paru devoir être rapproché, à cause des fines cannelures longitudinales que présentent ses tiges (Pl. XLI, Fia. 3 B), les Mousses vivantes qui constituent cette dernière tribu ayant précisément sur leurs tiges des cannelures semblables. Toutefois la découverte des organes de fructiOcation permettra seule de déterminer avec certitude les véritables affinités de cette Mousse, la première et la seule jusqu'à présent qui ait été rencontrée dans la formation houillère.

Provenance. — Tranchée de Forêt, à 8 ou 10 mètres au toit de la Grande Couche.

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