‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 101 sur 140 · BU BEAU ET DU BIF.X · texte numérisé non relu

BU BEAU ET DU BIF.X

Platon , en voulant définir le bien , a tort de le rapporter au beau , comme à un principe supérieur , tandis que le beau n'est en réalité qu'une forme particulière du bien; il a tort de mettre au dessus de tout l'ordre et la proportion , comme étant le but final de toutes choses , puisque ce ne sont là que des moyens pour atteindre le bien, qui est le but véritable. Par une conséquence naturelle de cette erreur, Platon ne veut pas que l'a me soit trop belle pour le corps. Rien de mieux sans doute qu'une belle âme dans un beau corps; mais, quelque chétif que soit le corps, le* qualités de l'âme ne sauraient jamais être ni devenir trop belles. Il ne faut pas sacrifier le bien aux proportions, la fin aux moyens. On doit pourtant tenir compte à Platon de cette conception aussi élevée que juste, d'après laquelle les choses créées, faisant partie d'un ordre universel , doivent avoir tout juste le degré de perfection qui leur convient comme parties de ect ordre, et peut-être si, prises isolément, elles étaient meilleures, le tout serait moins parfait. C'est que ce qui est bien ordonné par rapport à un but inférieur, peut l'être fort mal par rapport au but général et suprême , si le premier but n'est pas subordonné au second , comme il doit l'être ; et réciproquement, ce qui semble en désordre , à considérer quelques détails , peut fort hien être dans l'ordre, à considérer l'ensemble. .

NOTE CC

On sait que la musique jouait un grand rôle dans la philosophie des Pythagoriciens *. D'ailleurs, sous le nom

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