‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 102 sur 140 · IV. note II · texte numérisé non relu

IV. note II

HYCIEKE. 375

de musique on comprenait tous les beaux-arts, tous les arts des Muses.

NOTE CCI

DE 1,'eXEBCICE.

Rappelons ce que Platon a dit plus hauU, que le lieu agité est la mïre et la nourrice de toute génération. Ici il appelle nourrice l'agitation même du lieu, dont l'effet est, comme il le répète , de séparer les choses contraires et de faire tendre vers un même point les choses de même nature. Ce mouvement éternel se continue, suivant lui, depuis l'organisation du monde. Le monde, ainsi que nous l'avons vu , se meut en lui-même et par lui-même 2 : c'est le mouvement conservateur. Si le monde était mu par des objets extérieurs à lui , ce mouvement pourrait le détruire 3; mais comme hors de lui il n'y a rien, il ne peut être détruit que par son auteur*. L'homme, au contraire, est exposé à des mouvements destructeurs venant du dehors. Mais il peut y résister pendant un certain temps par son mouvement propre , c'est-à-dire par l'exercice, qui ressemble sous ce rapport au mouvement conservateur du monde.

NOTE CCH.

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