HYGIENE
conforme à la raison , c'est que la partie intelligente de l'âme domine sur l'âme mortelle et sur le corps , au lieu de se laisser dominer par eux : il ajoute ici « qu'il faut d'abord disposer la partie qui doit gouverner » , c'est-à-dire , comme il le répète quelques lignes plus loin , « l'etpece d'âme la plus parfaite qu'il y ait en nous »^ celle « que Dieu a donnée à chacun de nous comme un génie divin. » C'est là pour Platon, non seulement un principe de inorale, mais un principe d'hygiène, comme il l'explique lui-même dans le Gorgias 1 , où il montre que si l'âme , au lieu de gouverner le corps , se laissait gouverner par lui en ce qui concerne fart médical et l'art culinaire , il en résulterait les conséquences les plus funestes pour la santé. Cependant M. Stallbaum, que M. Çousin a suivi sans doute par inadvertance , a voulu absolument faire dire à Platon que Phomme doit se laisser diriger par son corps.* Pour cela, il a été obligé de lire StunatSocyoiySt'j xoeï Stomaiàuywyovpevoç Ott aÛToû, tandis que tous les manuscrits donnent vf «ûtoû. Cependant je dois ajouter que M. Stallbaum luimême n'a pas osé faire cette prétendue correction, ou plutôt se rendre coupable de cette monstrueuse altération du texte : il s'est contenté de la proposer dans une note, où il s'efforce péniblement d'en faire sortir un sens raisonnable, et où il prétend qu'en conservant le texte des manuscrits , on serait obligé de sous-entendre «aorôv comme régime du verbe actif foaTratScrywyûv, ce qui formerait un pléonasme ridicule. Mais il est évident que le régime sous-entendu de ce verbe est le pronom «wtô , se rapportant à toO x«rà tô jûu« p'pouç.