‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 117 sur 140 · TRADUCTIONS MODERNES · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS MODERNES

§ I. Traductions latines.

I e Marsilc Ficin a donné une traduction complète des œuvres de Platon en latin : elle est faite sur un manuscrit qu'on n a plus et qui était assez bon, quoiqu'il s'y trouvât un certain nombre de fautes graves, à moins qu'on

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ne doive les imputer au traducteur. Cependant cette traduction est en général assez exacte ; mais elle ne brille ni par l'élégance , ni par la clarté : celle du Timée en particulier, aide fort peu à comprendre le texte et pourrait souvent induire en erreur. L'editio princeps est celle de Florence, in-folio, sans date (1483-1484) : elle a été réimprimée à Venise, en 1491 , in-folio, à Bâle en 1532, in-folio , dans l'édition grecque-latine de Lyon, 1590, dans celle de Deux-Ponts, 1781, et dans celle de M. Bekker. La traduction du Timée, a été imprimée séparément, à Paris, 1536 in-8% ej 1554, in 4°.

2 - La traduction latine de Platon par Cornarius, trèsdéfectueuse, a été imprimée à Bâle, 1561, in-folio, sans texte grec.

3° Celle de Serranus, inférieure à celle de Ficin , a paru, comme nous l'avons dit, dans l'édition de Paris, 1578.

4° M. Ast a ajouté une traduction latine à son édition complète des Œuvres de Platon, commencée en 1819. Ne l'ayant pas vue, je n'en puis rien dire.

5° La traduction latine que M. Lindau a jointe à son édition du Timée, généralement exacte et très littérale, est de quelque utilité pour l'interprétation grammaticale du texte ; mais elle fait peu ressortir la pensée de l'auteur.

§ II. Traductions en langues modernes étrangères.

1° Une traduction italienne du Timée a été donnée par Sebastiano Erizzo, d'abord seule, à Venise, en 1557 ou 1558, in-4° , ensuite accompagnée de celle de quelques autres dialogues, à Venise, en 1574, in-8'.

2° Une autre traduction italienne du Timée a été donnée par Dardi Bembo, dans sa traduction complète des Œuvres de Platon (Venise, 1601-1607, en 5 parties in-12), réimprimée àVenise, en 1642, en 3 volumes in-4*. En 1607, Dardi Bembo avait publié un volume supplémentaire, contenant Timée de Locres et les dialogues apocryphes.

3° Une traduction allemande du Timée a été publiée à Hadamar, en 1804, par M. "Windischmann , sous ce titre un peu étrange : Platons Timœus, eine œchte Urkunde wahrer Physik. Je n'en connais que le titre. Malheureusement le Timée n'est pas du nombre des dialogues traduits par Schleiermacher.

à 0 Thomas Taylor a donné une traduction anglaise du Cratyle , du P/tédon, du Parménide et du Timée, avec une introduction pour chaque dialogue, Londres, 1793, in-8°. Floyer Sydenham avait entrepris de donner à ses frais une traduction des Œuvres de Platon ; mais il était mort dans la misère, en 1767, avant d'arriver au Timée*.

§ III. Traductions françaises complètes.

1° La traduction française du Timée publiée par Loys Leroy (Regius), en 1551 , in-&°, avec celle du Criton, du Banquet, et de quelques morceaux d'Isocrate, de Démosthène et de Xénophon, est certainement remarquable pour l'époque où elle a été faite. Cependant je n'y trouve pas à beaucoup près le mérite que M. Cousin lui attribue. Dans les endroits faciles, le style m'en parait bien inférieur à celui d'Amyot; il y a bien des contresens, et dans un grand nombre de passages difficiles, le traducteur se tire d'affaire en devenant inintelligible.

2° Aucune traduction française du Timée n'avait paru depuis celle de Louis Leroy, lorsqu'en 1839 M. Cousin a publié la sienne dans le 12 e volume de sa traduction complète des Œuvres de Platon. En général M. Cousin a adopté, ou du moins a voulu adopter, comme il le déclare lui-même, les interprétations de M. Stallbaum. De là viennent , si je ne me trompe , quelques erreurs , imputables en partie à l'éditeur allemand, en partie au traducteur français, qui tantôt ne l'a pas compris parfaitement, tantôt a eu tort de le suivre, et qui plus d'une fois a traduit,

1 Plus loin, p. M7, 1. 5-6, supprimez «et de Sydenham.»

llill NOTICE

non pas le texte de Platon tel que M. Stallbaum luimême Ta donné, mais une fausse correction, hasardée par M. Stallbaum dans ses notes. Cependant sur plusieurs points, et souvent avec raison, M. Cousin s*est écarté sciemment de son guide habituel. Un travail complet et entièrement neuf sur le Timêe aurait demandé plusieurs années de recherches sur des objets étrangers pour la plupart à la philosophie proprement dite. En adoptant comme base de son travail celui du meilleur éditeur, M. Cousin a pris le seul parti qui pût lui permettre, au milieu de tant d'à ut rcs occupations , de terminer promptement et dignement sa traduction de Platon, attendue avec tant d'impatience : nous lui devons la première traduction française du Timée qui soit vraiment digne de ce nom.

Ma traduction était faite avant 1839. Mais je l'ai retouchée depuis, en la comparant avec celle de M. Cousin, qui, je le déclare, m'a été de la plus grande utilité, en fixant mon attention sur plusieurs défauts de la mienne. Il en est sans doute beaucoup que je n'ai pas réussi à corriger : la qualité à laquelle je me suis surtout efforcé d'atteindre, c'est une scrupuleuse exactitude.

§ IV. Traductions françaises partielles.

1° Le savant éditeur des CEuvres de Cicéron aVec traduction française, M. Leclerc a traduit lui-même le» fragments qui nous restent de la traduction du Timée par Cicéron, tantôt sur le texte latin, tantôt, quand 11 y a vu ou qu'il a cru y voir des contresens, sur le texte grec du Timée. En outre , un petit nombre de passages du Timée se trouvent traduits dans les Pensées de Platon (grec- français), par M. Leclerc.

2° Sur les traductions qucBaër, Bailty, de Lisle de Sales, Bartoli et Cadet ont données du passage du Timée relatif à l'Atlantide et de quelques passages du Critias, je me

contente de renvoyer à ce que j'en ai dit dans la note 13 , S 2.

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