ARGUMENTS, RÉSUMÉS, PROLÉGOMÈNES
1° L'argument latiu que Ficin a mis en tête de sa tra* duction du Timée , se compose d'une série de dissertations fortement empreintes de Néoplatonisme, extraites même en très-grande partie des commentaires de Proclus et de Chalcidius, et qui, de même que ces deux commentaires, se rapportent presque exclusivement au premier tiers , ou tout au plus à la première moitié du dialogue : il y a ajouté un Appendix, qui consiste en un résumé complet du Timée , divisé par chapitres. L'argument et l'appendix se trouvent soit dans les diverses impressions de la traduction latine, soit dans les Ficini Opéra, Paris, 1541, 2 volumes in-f». Ficin est utile à consulter, même après Proclus et Chalcidius. Il existe en outre un commentaire non imprimé de* Ficin sur le Timée.
2° L'argument latin de Serranus sur le Timée est sans mérite, sans utilité, et de nature à donner des idées fausses sur la philosophie de Platon.
3° Les arguments latins des dialogues de Platon par Tiedemann , forment le dernier volume de l'édition de Deux- Ponts, 1781 et suiv. , 12 volumes in-8°. Celui du Timée est, de même que les autres, un simple résumé, d'une médiocre utilité.
U° Hœrstel a donné en allemand un résumé du Timée , avec quelques notes, que M. Stallbaum juge peu précieuses : Platons Timœus nach Inhalt and Zweck mit erklœrenden Anmerkungen, Braunschweig, 1795, in-8°.
5° Les Prolégomènes latins de M. Stallbaum sur le Timée, p. 4-64, se composent de neuf chapitres : le premier est
NOTICE
un résumé du dialogue ; le second traite du but que Platon s'est proposé en récrivant; le troisième, du lien qui unit le Timée à la République ; le quatrième, des sources de la physique de Platon et de sa manière de concevoir cette science; le cinquième, de Dieu, des idées et de la matière ; le sixième , de Dieu et de l'idée du bien ; le septième, des sources de la doctrine de Platon sur Pâme du inonde ; le huitième contient quelques éclaircissements sur cette doctrine même; le neuvième et dernier, une notice bibliographique. M. Stallbaum, dans ces Prolégomènes, fait preuve d'études sérieuses et profondes sur le Platonisme ; mais il me paraît y avoir trop porté les préoccupations de la philosophie allemande , et j'ai cru devoir contester les conclusions de ses chapitres les plus importants, savoir du cinquième, du sixième et du huitième. J'ai trouvé dans les autres des aperçus pleins de justesse et d'excellentes indications.
La traduction de M. Cousin a paru sans argument. SECTION QUATRIÈME.