‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 13 sur 140 · PLATONIQUE · texte numérisé non relu

PLATONIQUE

Ces dieux éternels, dont le monde est l'image , ce sont évidemment les idées i.

Ce passage du Timée est un de ceux où Ton a cru voir quelque chose d'analogue au dogme chrétien de la Trinité. En effet il y a là, dit-on, trois hypostases, savoir : dieu le Père, l'Intelligence divine, qui contient les idées, et le Monde, fils de dieu et dieu lui-même. Mais 1° il est évident qu'ici Platon donne à l'Être suprême le nom de Pèrt du monde, comme nous lui donnons celui de Père des hommes, parce que le monde et les hommes sont son ouvrage; 2° les idées , ces espèces intelligibles que Platon appelle des dieux éternels, ne résident point, suivant lui, dans le dieu suprême 2; il considère le monde comme un dieu subalterne, produit, non éternels; U° il n'admet pas que dieu père du monde , les idées et le monde soient un seul dieu.

Un peu plus loin, dans le Timée k, se trouve une autre

1 V. V Argument, $ 3. Cf. Rùhnken, sur Timée te sophiste, p. 0 et

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