IV. plus haut, $ S
2 V. plus haut, S 8.
132 ROTES SUR LE TlliÉE.
supérieur. C'est bien là le système que nous avons reconnu dans le Timée. Ce témoignage de Macrobe exclut complètement le système qu'on a prétendu attribuer d'après lui aux Égyptiens ; car le cercle d'une planète n'est point enveloppé par ceux de ses satellites, et ceux-ci ne lui sont ni inférieurs, ni supérieurs, puisqu'ils le coupent et sont moitié au dessous, moitié au dessus, par rapport au centre commun des cercles des planètes, considéré comme point de départ pour la mesure des li auteurs. Cependant le même Macrobe ajoute que les Égyptiens, non contents d'indiquer l'ordre véritable des planètes, ont montré la cause de l'erreur des astronomes que le rapprochement extrême du soleil , de Mercure et de Vénus ont trompés sur l'ordre de ces trois corps célestes. Le cercle du soleil , ditil , étant enveloppé dans les deux autres, il en résulte que lorsque Mercure et Vénus parcourent le haut de leur cercle, ces deux planètes semblent au dessus du soleil, mais que lorsqu'elles parcourent le bas de leurs cercles , ces deux mêmes planètes , plus visibles alors et par conséquent plus remarquées , semblent au dessous de cet astre. Or il est bien vrai que cette phrase suppose le spectateur placé en dehors et au dessous des cercles de Mercure et de Vénus; mais comme Macrobe répète que ceux-ci enveloppent celui du soleil , il suppose donc également le spectateur placé en dehors de ce dernier cercle ; c'est-à-dire qu'oubliant que les hommes habitent sur la terre, centre du cercle décrit par le soleil suivant Platon et les Égyptiens, il transporte par distraction le spectateur en un point des cercles des planètes supérieures ou de la sphère des étoiles fixes, et c'est à partir de ce point qu'il compte les hauteurs. Ainsi lors même qu'on supposerait sans aucune preuve que cette dernière phrase de Macrobe sur le système astronomique des Égyptiens se rapporterait dans son intention à l'opinion qui fait de Mercure et de Vénus des satellites du soleil, il faudrait dire que cette phrase est contradictoire avec elle-même et avec les précédentes. En résumé , il est certain que Macrobe attribue aux Égyptiens un systèm*»