IV. Proclas, Sur le Timée,p
2 V. note 161.
3 Sur te Timée , p. 345.
HOTES SUA LE TIMtE.
blent alors triompher, tandis qu'elles sont dominées ellesmêmes. M. Cousin dit qu'elles semblent triompher de l*âme, qui pourtant est leur maîtresse. Il me semble qu'elles triomphent trop réellement alors de l'âme, qui devrait être leur maîtresse. Proelus dit qu'elles semblent dominer l*âme ; mais qu'elles sont dominées elles-mêmes par les objets extérieurs. Je répéterai contre Proelus qu'elles font plus que sembler dominer l'âme : peu importe qu'en même temps elles soient dominées elles-mêmes par d'autres objets ; d'ailleurs cela tient à leur nature, et non au cas spécial que Platon a voulu caractériser. Si donc le mot aurai se rapportait au mot «tc-Oïjo-etç , la phrase ne pourrait présenter un sens satisfaisant J'avoue que cette phrase est obscure, parce que le pronom aurai semble, au premier abord, ne pouvoir se rapporter au plus éloigné des deux substantifs pluriels féminins. Mais il faut remarquer que l'idée des révolutions del'âme , mpiyopxi , se trouve rappelée par les mots tô rijç 'jnj^îjç âVav zûtoç, qui précèdent immédiatement le pronom démonstratif.
NOTE XLDL
Il y a dans le grec un rapprochement des mots ypxpoi et vuupo; , qu'il est impossible de traduire. L'auteur veut donner à entendre que «pipa, jour, est dérivé de n^oc, doux. Sur les étymologies du mot ïjfxijoa, voyez le Cratylei. Le commentaire de Proelus sur le Timée ne va pas jusqu'à cette phrases.