DES SAVEURS
Cette explication des saveurs paraît, suivant la remarque de M. Cousin , avoir été empruntée en partie à Alcméon , à Diogène d'Apollonie et à Démocrite 6.
NOTE CXVI
Cette explication concerne évidemment la saveur piquante des spiritueux, qui brûlent le palais et irritent le cerveau et les organes de l'odorat et de la vue, au point de faire pleurer et éternuer les personnes qui n'y sont pas accoutumées.
1 V. notes 140, !A3, et surtout W.
2 V. note 152.
i V. Théophraste, De latent., $ 26 et 39-M.
Q V. note 96.
5 V. notes 95 et 96.
0 V. Théophraste, De caut. plant., VI, 1; De la nn,, $1541 et 89, et le traité Des op. detphtlot. , IV , 18.
NOTE CXVII
Il ne faut pas confondre l'adjectif yetônç, terreux, qui s'applique aux objets mêlés de terre et souillés par ce mélange, avec Fadjectif yiïvot , que nous rencontrerons un peu plus loin , et qui signifie composé de terre. Ici Platon oppose ytdt- Snç, terreux, à y.aQapbç, pur.
L'opinion de Platon sur la formation de* acides est exprimée dans le texte grec par une seule longue phrase fort obscure et peu exacte grammaticalement. Ainsi vers le commencement il faut remarquer le verbe svâ\»ofuv«v gouvernant au môme titre deux substantifs dont l'un est mis à l'accusatif avec eiç, l'autre au datif. La phrase entière commence par un participe au génitif absolu, suivi de la conjonction wau, qui, malgré un point en haut et un relatif, gouverne à l'in finitif tous les verbes des phrases incidentes; et le verbe unique de la phrase principale est lui-même à l'infinitif dans le dernier membre de phrase, par attraction, à cause des infinitifs précédents; et ce qui achève de rendre la phrase presque inintelligible , c'est la multitude des neutres employés aux cas semblables du pluriel et se gouvernant les uns les autres. J'ai cru nécessaire de couper cette phrase, pour lui donner le degré de clarté que notre langue exige : elle me paraît signifier que les acides résultent de la fermentation des spiritueux, et que la sensation qu'ils causent s'explique par la fermentation qu'ils produisent dans l'organe lui-même. D'après la traduction de M. Cousin, les acides produiraient toujours des tumeurs et des ampoules dans l'organe du goût. Je ne pense pas que Platon ait voulu dire cela.
NOTE CXVI1I
C'est là une nouvelle preuve, que suivant Platon les corps insolubles sont sans saveur *.
1 note V. U5.
NOTE CXIX
Ainsi, d'après le Timée, la douleur étant le résultat d'une impression violente et soudaine qui contrarie notre nature, et le plaisir résultant uniquement de ce qui fait cesser tout-à-coup un état contraire à la nature de nos organes, il semble que le plaisir devrait nécessairement être précédé de la douleur contraire : ce qui est d'une fausseté évidente pour les saveurs, comme pour les odeurs et pour beaucoup d'autres sensations. Platon a cru échapper à cette objection en disant que souvent l'état anormal que les sensations agréables font cesser était insensible, parce qu'il s'était produit peu à peu*.
NOTE en.
Nous avons déjà vu ce qu'il faut penser de ces petites veines 3.
NOTE CXXI