‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 61 sur 140 · DU POUMON · texte numérisé non relu

DU POUMON

Le poumon n'est pas vide de sang, comme Platon le suppose, puisque au contraire tout le sang qui circule dans

1 V. Galien, Des op. d'IIippocr. et de Plat. , llv. 2 , 1. 1 , p. 265 , I. 28 et suiv. ; et le 1 i v. A du traité Des maladies , ouvrage hippocratique probablement antérieur a Aristote. V. M. Liltré, Œuvres d'Hippocrate , t. 1 , p. 373-379. Sur l'époque présumée de la rédaction du traité Du cœur et d'autres livres hippocraliques où la même doctrine est formulée d'une manière plus précise, v. ibid. , p. 382-/103.

2 Des op. d'Bippocr. et de Plat. , liv. 8, p. 328, 1. 62 et suir., Bâle.

le corps passe par le poumon, où il se purifie par la respiration*. Platon s'imagine en outre que la boisson traverse le poumon, et que de là elle se rend dans la vessie : il le dit positivement en parlant de la générations. D'un autre côté, en parlant de la nutrition s, il dit que le boire et le manger se rendent dans les intestins. Il pensait donc que la boisson devait suivre en partie une voie et en partie l'autre. Galicn lui-même* dit que si l'on fait avaler à un animal un liquide coloré d'azur ou de minium , et qu'on l'ouvre immédiatement après, on voit le poumon coloré, et il en conclut qu'une partie du liquide se rend directement dans le poumon. Cette erreur, parfaitement réfutée par AristoteS et par l'auteur, probablement antérieur t>, du traité hippocratique Des maladies 7, avait cependant été reproduite par l'auteur plus récent 8 du traité Du cœur 1 *, auquel sans doute Galienl'a empruntée. Plutarqueio, voulant la défendre contre Erasistrate et Chrysippe, invoque, outre l'autorité des poètes, celle d'Hippocrate et des médecins Dioxippe et Philistion de Locrcs , dont l'opinion sur ce point a été répétée par MacrobeH, par Aulu-Gelle", et par Oribase ou l'auteur quel qu'il soit de Vlntroduction anatomique *3.

1 Aristote reconnaît qn'il y a du sang dans le poumon , sinon de tons les animaux, dn moins de l'homme et de tous les -vivipares. V. Des part, des aninu , III , 7 , p. C69 , col. 1 , L 24— coi. 2 , 1. 12.

2 Timêe, p. 91 a. Cf. note 206.

3 Timée , p. 73 a , 78 a , 79 a.

4 Des op. d'Hippocr. et de Plat. , liv. 8, fin , t. 1 , p. 329, 1. 36 et suiv., Baie.

5 Hist. de* aninu , 1 , 16 ( 13 ) , p. 495 , col. 2 , 1. 14-19 ; Des parties des animaux, III, 3, p. 654, col. 2, 1. 9-19.

6 V. M. Littré, Œuvres d'Uippocrate, 1. 1 , Introd., c. 12 , p. 373-379.

7 Sect. 5, p. 513-514, Foës.

8 V. M. Litlré , Œuvres d'Uippocrate , 1. 1 , Introd. , c. 12, p. 382.

9 P. 268-269 , Focs.

10 Symposiaques ; VII, 1 ; Des contradictions des Stoïciens, c 29.

11 Saturnales, VII, 15.

12 Noct. att. , XVII , 11. Cf. Lucien , De l'art d'écrire f histoire , c. 7.

13 Anonymi introductio anatomica, c. 43, p. 87, Leyde, 1744, in-8\

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