‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 80 sur 140 · DES ACCORDS MUSICAUX · texte numérisé non relu

DES ACCORDS MUSICAUX

Nous avons déjà fait remarquer que cette explication de» accords musicaux , développée par PlutarqueS, est tout-àfait erronée*. En effet un son aigu et un son grave, partis en même temps de deux cordes d'un même instrument , arrivent en même temps à l'oreille : leurs impressions peuvent bien diminuer d'intensité ; mais chaque note , en se prolongeant, reste la même, et loin de se succéder par une transition insensible , les deux sensations sont distinctes , mais simultanées. Lorsque deux sons forment un accord, c'est que le rapport des nombres de leurs vibrations dans un temps donné est exprimé par une fraction très simple, de telle sorte que les coïncidences des vibrations soient rapprochées et faciles à saisir 5.

1 V. note 167.

2 V. Aristote, De la resp., c. 7 (3), elle traité Des op. (tes philos., IV, 22. S Questions platoniques , VU , 9.

à V. notes 23 ( $ 2 ) et 124.

5 V. note 23 , S 2.

NOTE CLXXI

On reconnaît ici la doctrine pythagoricienne , qui ad' mettait un rapport intime entre l'harmonie musicale, l'harmonie des sphères célestes, et l'harmonie de l'âme, c'està-dire la vertu, dans laquelle est le vrai bonheur I,

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