‹ Etudes sur le Timée de PlatonChapitre 81 sur 140 · DE L'AIMANT · texte numérisé non relu

DE L'AIMANT

On a beaucoup discuté sur le nom de pierre héracléenne, donné ici à l'aimant 9. Suivant Hésychius et VÉtymofogicum magnum, cette pierre, nommée aussi ^«yvnnç^ tirerait son nom, tantôt de la ville d'Héraclée en Lydie, tantôt de la ville de Magnésie. Cependant YÉtymologicum magnum donne aussi une seconde étymologie, d'après laquelle l'aimant , à cause de sa force , s'appellerait pierre d'Hercule. Pline 3, après avoir dit que l'aimant, magnes, se nomme aussi heraclcon , ou sideritis , s'écrie, dans son admiration déclamatoire, que cette pierre semble avoir des sens et des mains et force le fer même à lui obéir.

Platon, dans Vlon**, s'exprime ainsi sur l'aimant : «Non seulement, dit-il, cette pierre attire les anneaux de fer , mais elle communique à ces anneaux le pouvoir dont elle jouit elle-même : elle les rend capables d'attirer d'autresanneaux, de telle sorte qu'on a vu quelquefois une très longue série d'anneaux tenant ainsi les uns aux autres et tirant tous de cette pierre leur force de cohésion, i La

1 V. note 23, $15.

2 V. Samuel Bochart, Geogr. sacr., I, 38, et surtout Gassendi, Phy*. T sect. 3, membr. 1 , Hv. 3, chap. 4.

3 Hist. naf., XXXVI, 25.

4 P. 553 d , c. Cf. Aristote , Phys., VIII , 10 , p. 267 . col. 1, L 2, Bekker; SimpUcias, Sur la Plry*., f. 310» p. 451, col. 2, 1. 18-45, Brandis.

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