DES MALADIES CAUSEES PAR LA BILE
Voilà l'opinion de Platon sur l'origine de la bile bien clairement exprimée , et quoi qu'en dise Galien , Platon ne la met point au rang des compositions primitives 2.
Dans les lignes suivantes , Platon attribue à la bile le» tumeurs 3, les maladies inflammatoires, la corruption du sang*, la diarrhée et la dyssenterie. Anaxagore considérait aussi la bile comme la cause de la plupart des maladies aiguës s. C'était de môme à la bile que l'école hippocratique attribuait presque toutes les maladies produites par une cause interne 0. Aristote?, au contaire, dit que chez les personnes dont le sang est très-pur et chez certaines espèces d'animaux , le foie ne sécrète pas du tout de
1 V. note 177.
2 V. noie 170.
S Cf. Hippocrate , Aphorisme*, II, 15; III, 20; Galien, Sur Bippocr., Epidém. , liv. 0, p.û51, Baie; et Foës, CBcon, hippocr., au mot çûoa. 0 Cf. note 180.
5 V. Aristote, Des part, des anim., IV, 2, p. 077, coi. 1, 1. 5-8, Bekker.
0 V. le traité Des maladies, p. MO, et le traité Des affect ions , p. 516 , Foës. M. Littré ( Œuvres d'Mppocr., Jntrod. , chap. 12, t. 1, p. 552* 364 ) a prouvé que ces deux traités, sans être d'Hippocrale lui-même, remontent aux premiers temps de son école. *
7 Uist. des anim., II, 15 (11), p. 506, col. 1 , 1. 20-col. 2, 1. 24 i De* part, des anim., IV, 2, p. 676, col. 2-p. 677, col. 2, Bekker.