MÉDECINE
bile; que chez les autres personnes et les autres animaux cette sécrétion est un exutoire utile pour purifier le sang , et il déclare positivement qu'il est faux que des maladies aiguës résultent d'une action malfaisante de la bile.
NOTE CXCII
DES FIÈVRES REGLEES.
Ainsi voilà, suivant Platon , les conséquences de l'excès des quatre compositions primitives. Ce sont 1° la fièvre continue, produite par l'excès du feu; 2° la fièvre quotidienne , produite par l'excès de l'air ; 3° la fièvre tierce , produite par l'excès de l'eau; 4° la fièvre quarte , produite par l'excès delà terre. Dans les fièvres quotidiennes, on éprouve en vingt-quatre heures plusieurs heures de frisson et plusieurs heures de fièvre ardente , et cela recommence tous les jours. Dans les fièvres tierces , on a un jour de fièvre, un jour de relâche, un jour de fièvre, et ainsi de suite : la période est donc de deux jours; mais ce n'est que le troisième jour que la périodicité se manifeste par le retour de la fièvre. Dans les fièvres quartes, on a un jour de fièvre suivi de deux jours de'reldche : la période est donc de trois jours ; mais ce n'est que le quatrième jour qu'on peut reconnaître la périodicité. Platon n'a pas parlé de la double tierce où l'on a un jour et demi de fièvre , puis une demi-journée de relâche *. Remarquons que les Grecs nommaient fièvre, nvpsrôç, celle qui constitue par elle-même une maladie, et non celle qui n'est qu'un symptôme».
t V. Cclsc, III, S.
2 V. Gallen, Sur les Aphor. d'IIippocr., Vif, Û2, cl Foès, OEcon. hippocr., I». 540, Wcchel.
NOTE cxau.