OU VICK ET DE LA VERTU
Platon , ne voyant dans l'âme immortelle que l'inteib'*gence, fait consister tout son mérite dans le développement nécessaire de la faculté de penser. Suivant lui, la vertu c'est la science, le vice c'est l'ignorance et l'erreur, et ni le vice ni la vertu ne sont libres «.
NOTE CXCIV
MM. Bekker et Stallbaum, d'après l'autorité de presque tous les manuscrits , lisent : iravri Si xavra iyfipà x«î xaoto» Tt KpoaYtyvtrai. Le texte me parait obscur. Cependant voici quelle me semblerait être la meilleure manière de l'expliquer, en mettant, pour plus de clarté, une virgule après t^Ô/9«. Je donne ici cette phrase française comme une variante de ma traduction :*or ce sont là des choses odieuses à tout le monde et qui entraînent en outre après elles quelque matheur. » Mais j'avoue que l'expression xaxôv rt appliquée aux effets d'un mauvais naturel, d'une mauvaise éducation et du vice , me paraît d'une incroyable faiblesse. C'est pourquoi, après quelque hésitation , j'ai adopté , à l'exemple de M. Cousin, la conjecture de Cornarius , ôxovrt, confirmée par deux bons manuscrits, l'un de Florence, l'autre du Vatican. Alors le sens est d'une clarté parfaite.
NOTE CXCV