‹ Études sur le vers françaisChapitre 111 sur 214 · V. II · texte numérisé non relu

V. II

jaja

Ces observations faites, il est maintenant aisé de passer à l’examen de la syllabe : il n’est besoin que de se reporter au tableau fourni pour les groupes ata, atata, atatata, ada, adada, etc... Les faits intéressants ressortent des chiffres.

Ce qu’il faut retenir en premier lieu, c’est que la voyelle seule, non la consonne, est l’élément important de la syllabe, puisque la progression des acuités s’établit uniquement par les articulations vocaliques, et que par conséquent il y a parallélisme absolu entre les durées et les hauteurs. En effet, au point de vué du temps et dans une déclamation non emphatique, la consonne ne peut être qu’égale (sensiblement) ou inférieure à la voyelle ; de même, au point de vue musical, la consonne ne peut être qu’identique à la voyelle ou plus grave quelle.

Si donc nous voulons étudier le rapport des syllabes entre elles dans les combinaisons enregistrées à l’appareil, il n’est point nécessaire de transcrire toutes les mesures prises, il suffira, pour la première voyelle, d’indiquer la note la plus basse, celle sur laquelle se fait le départ de la voix; puis, pour les autres, l’acuité la plus forte qu’on aura constatée ; enfin, pour la dernière, qui est en même temps la plus longue, deux notes, la plus haute et la plus grave, dont l’ordre suffira à faire apparaître, s’il y a lieu, la forme de la modulation. On procédera de même en ce qui concerne les consonnes, sans qu’il y ait d’exception pour la dernière.

Ainsi le groupe adadada, au lieu d’être conservé tel que nous l’avons donné :

peut être réduit de la manière suivante :

ou, en réunissant les divers éléments syllabiques :

a da da da

Il n’y aurait même aucun inconvénient à ne point transcrire les consonnes :

a da da da

La combinaison serait alors analogue à la formation atatata, réduite comme ci-dessus, et où la consonne est sourde :

ta

ta

ta

MOTS FRANÇAIS : COMPOSITION ET ACUITÉ DES SYLLABES

, , . i • aftanuant sur 320 v. s. la première syllabe, a atteint 340 v. s. sur la Ce; chiffres permettraient de se rendre compte que pourvu ^ Jn,[a suivie d’aucun fféchissement de la hauteur. De même, pour seconde. ;6osurla troisième, 400 sur la quatnem , q atteint ,8o v. s. sur la seconde, 440 sur la troistème, 480 » 1» quatrième pour

apapnpa, la voix attaquant sur 540 v s la P™ ^ deUx cas la ligne mélodique est suffisamment indiquée; on constate que la

s’abaisser à la fin de celle-ci sur un ton beaucoup plu g s>établit de la première à la dernière.

syllabe finale est la plus aiguë du grouPe et ^ les groupements étendus, conformément à ce qui se passe pour la durée et si Ion prend

Cependant cette progression peut etre interrompue. Dans e P d*une forte acuité, de deux en deux, les syllabes qui

pour point de départ la finale, il tend a s eta ir ul^mo^ série inscrite n0us n’en avons rencontré que quatre exemples : abababa,

précèdent la dernière. Cette disposition n a rien d obligatoire e k schéma • • • O , au lieu du schéma 0 • • O qui convient

aeaeaea, ajajaja , awamama. Toutefois ces groupes ne peu en somme fo question du rythme alternant ou ïambique,

^ el que faccent d’acuité secondaire, au vu du tracé, peut n etre

concomitant d’aucun accident temporel analogue.

r . . i SP comoorter d’une façon bien différente d’un mot français réel. Il nous

en transcrivant entre parenthèses les consonnes sourdes auxquelles les ch.ffres ne s app .quai p .

ramâs

ramâsé

ni

akaj

Lote. — L’alexandrin.

1^2 l’alexandrin français

àkajé

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