‹ Études sur le vers françaisChapitre 124 sur 214 · IV · texte numérisé non relu

IV

lusqu’ici les aroupements musicaux que nous avons classés sont rigoureusement semblables aux divisions temporelles du vers. La correspondance est encore exacte au point de vue de la fréquence, les pieds les moins étendus étant ceux qui se rencontrent le plus souvent. Cependant il est toute une autre série de formations mélodiques que l’analyse de la hauteur permet de reconnaître, sans qu il y ait eu dans 1 articulation la moindre emphase, au contraire de ce qui se passe pour la durée dans les combinaisons analogues. Il y a donc lieu de distinguer musicalement une

troisième catégorie de membres métriques. ,, .

L’enquête préliminaire à laquelle nous nous sommes livré a en effet prouvé que, quand il y a fin de phrase ou chute de sens, accent d acuité du dernier moupe rythmique, au lieu de demeurer à sa place ordinaire, remonte normalement d’une ou plusieurs syllabes. C’est là une loi générale de la prononciation française, et le vers, pas plus que la prose, ne saurait s’y soustraire. Plusieurs cas peuvent donc se présenter :

^ 1° La syllabe qui termine la phrase est masculine et le temps marqué tombe sur la pénultième. Le groupe rythmique ainsi consume est de tout point semblable à l’un de ceux qui figurent dans notre seconde série, sauf que la finale grave ne comporte pas d’e muet. Melodiquement ce vers ou

se clôt un sens :

Livrait à l’univers le reste de mes jours.

(. Bèr ., 21.)

est

identique, quant au schéma de ses dernières syllabes, à cet autre sur lequel le sens se suspend :

De quoi qu’en ta faveur notre amour m’entretienne...

La lecture des tracés en

fait foi

vrè

ta

ku/a

kà

lu

ni ver

ta

fa

no

tra

res

mur

(Cid, 25.)

me jur

( Bér ., 21 G.)

mâ

troe

tyè

ol

(Cid, 25 R.)

2° La syllabe qui termine la phrase est féminine et l’accent tombe sur l’antépénultième, c’est-à-dire sur la syllabe qui précédé immédiatement

celle que les grammairiens nomment tonique. Le membre rythmique ainsi constitué n’a plus rien de commun avec ceux que nous a\ons ren-

Lote. — L’alexandrin.

l’alexandrin français

contrés, puisque deux grèves succèdent à l'aiguè. Ce.le-ci peut être d'ailleurs la première du groupe ou se faire précéder «trculattons —

liaUteS‘ Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose.

Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

. tü ko m(œ) nu

Pa

nu

aj

syèl

vre

kel

fiua 380 400

ne

trœ

pô

(Hem., 7 J.)

pâ

vre s à kl a blœ

(vin, i i°.)

i- c • ■ l’ic-pnt remonte de deux ou trois syllabes avant celle que les grammairiens

- lesquelles s'opère lentement h descente de la voix après que le

point culminant a été atteint.

La France pour vous prendre attend des jours propices.

Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.

La

Frâ s (a()

pur

vu

prâ

dra

tâ

de

Ki re Jon

tra

ver

kre

pus

ku

jur

lop

pro pi

sliür

En

résumé les combinaisons rythmiques dues à la position des

Tre SÉRIE

accents musicaux dans le vers sont les suivantes .

2e SÉRIE

O (deux exemples)

O (sans exemple)

O* (sans exemple)

• O» (un exemple)

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