IO-IO
En dehors du premier groupe rythmique, d’une expression affaiblie chez E et R, il reste trois pieds dont deux ( messieurs et songe^-y) sont des termes exclamatifs — c’est ainsi que nous avons nommé les mouvements semblables — dont l’autre {en vingt uns), par la valeur significative qu’il possède, veut être mis en vedette. Il est facile de voir d’après les chiffres ci-dessus que les deux sujets se divisent et que leur effort a porté sur des membres métriques différents.
D’autre part un terme exclamatif et un élan passionné peuvent se trouver en contact. Si le texte admet une expression modérée ou qu’il s’agisse de rendre une émotion contenue, l’atténuation porte toujours sur l’exclamation, et celle-ci est entendue moins loin, sauf naturellement si les timbres, dans le reste du vers, sont défavorables, sauf encore, bien entendu, si les sujets n’ont pas aperçu l’effet qu’il fallait rendre :
Dis,
ne voudrais-tu
pas voir
une étoile au
fond ?
vu
dre
tu
pa
vwcir
ne
twcil
fô
{Hem., 22 R.)
Partout ailleurs, quand les sentiments ne sont pas ceux que nous venons de signaler, la déclamation la plus ordinaire laisse la prédominance à l’élément le plus véhément de l’alexandrin, c’est-à-dire à l’apostrophe. De même, le plus souvent, les mouvements pathétiques ou les groupes qui contiennent des mots importants l’emportent sur la suspension de sens. Les exceptions proviennent de ce que le sujet n a pas obéi aux indications fournies par le texte ou de ce que les timbres, acoustiquement, étaient improductifs1.
Mais le conflit peut exister d’un vers à l’autre.
Premier cas : deux vers suspendus se suivent. Si 1 un d eux seulement renferme un élément de passion, il aura en même temps 1 intensité maxima la plus forte :
Porte, porte chez lui cette mâle assurance,
Digne de notre amour, digne de ta naissance ;
Pôr
ta>
ee
se t{œ)
màl
a su râ sce
Di ti{œ)
Ira
mur
di t}{ce)
ta
ne sâ s{œ)
1 . Ces deux conditions doivent être réalisées également pour que les régies formulées s’appliquent aux vers qui se font suite, quand ils présentent des conflits d’expression.