VIII, L
[0 Le pied de quatre syllabes ou péon, dont les trois premières sont brèves et la dernière longue. Il est aussi très fréquent
le suis romaine, hélas, puisque Horace est romain. Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond.
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(III, G 2«
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(Hem., 21 A.)
es dont les quatre premières sont brèves et la dernière longue. Il est
déjà plus rare que
les précédents :
Mais il me faut te perdre après l’avoir perdu...
Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts...
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(Cid, 19 R.)
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; dont les 5 premières
; sont
brèves et la dernière longue. Il est infiniment
moins fréquent que les précédents,
plus
loin : .
De mon
aimable erreur je fus désabusé.
Comme il faut calculer la marée et le vent !
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( Bér ., 16 R.)
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( P Ct 3(3 RA
Nous
n avons
pas rencontré plus d’une dizaine d’exemples dans tous les vers inscrits et les altérations sont pour ainsi dire de îègle.
l’alexandrin français
7° Le pied de sept syllabes dont les six premières sont brèves et la dernière longue. Il paraît ne se rencontrer que dans des cas exceptionnels, car je ne l’ai constaté qu’une fois, et cela dans l'un des vers inscrits pour l’étude de l’enjambement :
j’ai déjà
Su comment votre main divine protégea...
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( Enj ., I, 2.)
8° On peut aussi concevoir un pied de huit syllabes dont les sept premières seraient brèves et la dernière longue, mais je n’ai jamais pu le reconnaître à l’état pur et les mensurations faites ne le laissent pas apercevoir. Il se peut cependant qu’à un moment donné, et dans telle prononciation qu’on peut supposer, il apparaisse au milieu des groupes qu’on a déterminés : mais ce n’est jamais qu’un fait extrêmement rare, si bien que le pied de huit syllabes appartient plutôt au domaine de l’hypothèse qu’à celui de la réalité.
Cette première série de membres rythmiques a été assez bien définie par les différents métriciens, soit que, comme Pierson, ils aient accueilli l’idée d’un rythme temporel, soit que, comme Clair Tisseur et d’autres avec lui, ils aient cru que seul l’accent d’intensité marque les coupes du vers. L’abbé Scoppa distingue déjà la plupart des pieds dont nous avons donné des exemples. Lubarsch, dans sa Franxpsische Verslehre admet l’existence de l’iambe, de l’anapeste et du péon, suivant les classifications déjà présentées par Ackermann ‘. Clair Tisseur et Becq de Fouquières constatent la réalité de ces mêmes groupements que le premier considère comme les éléments les plus parfaits de l’harmonie.
Pourtant, chez presque tous les critiques, il faut signaler plusieurs erreurs. La première consiste à ignorer généralement le monosyllabe long et le membre de cinq syllabes, afin de donner quelque vraisemblance à la théorie du vers numérique, théorie dont il sera parlé ultérieurement, et selon laquelle l’alexandrin serait basé sur le nombre 12, de telle sorte que chacun des fragments constitués par l’accent doit pouvoir diviser ce nombre parfait. La seconde consiste à admettre que les pieds de six, sept (et huit) syllabes se rencontrent couramment, illusion partagée par tous les spécialistes, et dont les livres de Clair Tisseur, de Becq de Fouquières et plus récemment encore de M. Braunschvig 2 offrent des preuves abondantes.
Enfin il est toute une nouvelle série de membres rythmiques qui a échappé aux métriciens, et cela presque sans exception.
Aucun d’eux pour ainsi dire, sauf l’abbé Scoppa et Clair Tisseur J qui admettent l’existence de trochées, formation très rare selon ce dernier auteur, ne se rend compte que chacun des groupes précédemment déterminés peut se faire suivre d’une syllabe brève composée d’une consonne et d’un e muet. Cependant l’on constate dans les vers les combinaisons métriques suivantes :
i° Longue -j- brève (~ w) :
Porte, porte chez lui cette mâle assurance...
Rome observe aujourd’hui ma conduite nouvelle.
tœ por te ce Hui se /(«?) mal a 21 4 S 15 24 34 27 35 13
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ra
1. Ackermann, Traite de l'accent appliqué à la théorie de la versification. Paris et Berlin, 1843.
2. Cf. en particulier Braunschwig, op. cil. On trouve à la p. 39 le tableau qu’il dresse des formes rythmiques que peut revêtir l’alexandrin. Il admet sans réserves les lorma- . tions 6 -f- 6 et 8 -f- 4.
3. Tout récemment M. Landry (Le rythme du français déclamé, p. 225) a noté lui aussi ces groupes croissants-décroissants.