‹ Études sur le vers françaisChapitre 46 sur 214 · Clair Tisseur, op. et loc. cit · texte numérisé non relu

Clair Tisseur, op. et loc. cit

l’alexandrin français

inventer d’inédit ? L’analyse à laquelle on s’est livré et qui a porté sur un millier de vers dus à dés poètes classiques ou romantiques prouve que la seconde hypothèse seule est bonne, et l’on a pu déterminer les membres ou pieds métriques 1 suivants :

i° Le pied d’une syllabe, formé par une longue qui s’isole naturellement dans la prononciation. Il est généralement constitué par une exclamation, une interjection ou un impératif, et se rencontre le plus souvent au début de chaque hémistiche, quoique ce ne soit point là une règle absolue :

J’ai tout, le temps, l’esprit, hier, aujourd’hui, demain. Quoi ? sans que ni serment ni devoir vous retienne...

Je

tu

tà

les

pri

yèr

jur

dwi

ml

KJ

KJ

KJ

Kwa

sà

ni

ser

niâ

ni

mua r

Vît

ne

tyè

rue

KJ

KJ

KJ

kj

(XIX D i".)

( Andr ., 9 G.)

2° Le pied de deux syllabes dont la première est brève et la seconde longue, et qu’on appellera iambe, les anciens. Il se rencontre très fréquemment :

en reprenant le terme dont se servaient

Le ciel n’est pas plus pur que le fond de mon cœur.

C’est

moi qui

vous

le dis, qui

suis

votre grau

d’mère.

syél

pa

plu

pur

fô

lilà

Par

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

Se

inwa

ki

VU

Ai

sût

vo

trœ

grâ

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kj

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

(XI, K i°.)

3° Le pied de trois syllabes ou anapeste dont les deux premières sont brèves et la dernière longue. C’est un des pieds fondamentaux du vers:

Il est beau de mourir maître de l’univers.

Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

7 le bô

dir

mu

rlr

mè

trœ

lu

ni

vèr

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

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