‹ Études sur le vers françaisChapitre 7 sur 214 · Le texte véritable est · texte numérisé non relu

Le texte véritable est

Le jour n’est pas plus pur que le fond de mon cœur.

On avait préféré le ciel, au début de ces expériences, pour des commodités de lecture.

(Corneille, China, I, 4.)

(Corneille, Horace, I, 1.)

(Corneille, China, II, 1.)

(Corneille, Polyeucte, III, 2.)

(Racine, Esther, III, 4.)

(Racine, Phèdre, IV, 2.)

(Boileau, Art poétique, I.)

(Boileau, ibid., III.)

(Boileau, Êpîtres, X.)

(Molière, Misanthrope, 1,2.)

(Molière, Tartufe, I, 1.)

(Molière, Princesse d’’ Élidé, I, Intermède.)

(Baulaton, traduction du Paradis Perdu, 1778, cité par Quicherat.) (Vigny, Moïse.)

(Hugo, Hernani, IV, 1.)

(Hugo, Légende des siècles, Booz endormi.)

(Hugo, ibid., Sacre de la femme, 7.)

l’alexandrin français

XVIII Après des feux, des deux, des deux, des deux, des deux. XIX J’ai tout, le temps, l’esprit, hier, aujourd’hui, demain. XX II va, râlant, grinçant, luttant, saignant, ployé.

XXI Le siècle ingrat, le siècle affreux, le siècle immonde. XXI bis Nabuchodonosor était roi d’Assyrie.

XXII Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.

XXIII Ainsi que la vertu, le crime a ses degrés.

XXIV Remettez-vous, monsieur, d’une alarme si chaude. XXV Point de pain quelquefois et jamais de repos.

(Hugo, ibid., Le Titan.)

(Hugo, ibid., Suprématie.)

(Hugo, ibid.. Le Titan.)

(Hugo, ibid., La vision d’où est sorti ce livre.)

(Boileau, Satires, IX.)

(Racine, Phèdre, IV.)

(Molière, Tartufe, V, 7.)

(La Fontaine, Fables, I, 16.)

Ces quatre derniers vers ont été tout récemment ajoutés à la liste primitive, pour des raisons qu’on exposera plus loin.

Mais cette première série ne suffisait pas. Il fallait pouvoir examiner des fragments entiers, afin de pouvoir juger de l’influence des sentiments sur le rythme, et aussi des relations selon lesquelles les alexandrins se trouvent entre eux. J’aurais voulu enregistrer un grand nombre de morceaux de caractère différent, mais le temps considérable exigé pour la lecture des tracés a restreint le choix que je m’étais proposé. D’ailleurs, chaque passage devait être déclamé par plusieurs sujets, pour que les règles dégagées par nous apparussent comme universelles, et non comme particulières à tel ou tel individu. Des dictions différentes nous mettaient, de plus, en garde contre des conclusions trop hâtives et nous permettaient de montrer jusqu’à quel point la musique et le rythme du vers peuvent être personnels.

Les fragments enregistrés ont été empruntés aux œuvres de Corneille, de Racine et de V. Hugo. A côté des deux grands poètes classiques, nous avons fait appel à l’écrivain qui résume le plus éminemment la technique romantique. Les textes ont été pour Corneille : dans Cinna, les exhortations d’Emilie à Cinna, à la scène iv de l’acte I, puis le court monologue d’Auguste au début de l’acte II ; dans le Cid, le discours de Chimène à Rodrigue, au milieu de l’acte III. Aux tragédies de Racine, nous avons pris un morceau d’Andromaque (IV, v) et un autre de Bérénice (II, 11) ; ce sont les invectives d’Hermione à Pyrrhus et les lamentations douloureuses de Titus au moment où il se décide à renoncer à la princesse qu'il aime. V. Hugo enfin est représenté par trois de ses productions les plus célèbres : d’abord le duo lyrique d’Hernani et de Dona Sol qui précède l’issue tragique du drame (V, ni), puis le commencement du monologue de Ruy Blas, lorsque l’ancien laquais devenu ministre fait le procès des concussionnaires atterrés (III, 11), enfin le récit par lequel s’ouvre, dans la Légende des Siècles, le poème des Pauvres gens. Tous ces fragments, par les passions qu’ils reflètent, réclament une expression différente. Les éditions dont on s’est servi sont, pour les deux poètes classiques, l’édition des grands écrivains; pour V. Hugo, l’édition « Ne varietur », publiée par Hetzel et Quantin. Nous transcrivons les textes 1 :

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