‹ Études sur le vers françaisChapitre 87 sur 214 · INÉGALITÉ TEMPORELLE DES · texte numérisé non relu

INÉGALITÉ TEMPORELLE DES

les alexandrins isolés qui portent dans la série les numéros XXII à XXV. J avais, en effet, prié les sujets G H K de marquer très fortement l’accent, car je voulais me rendre compte de certaines particularités propres à l’intensite. Ils firent comme je leur demandais, en donnant à la série tout entière une expression uniforme et sans nuances. Chaque vers, a mon oreille, paraissait se subdiviser en quatre mesures d égale durée et j ai cru, à 1 instant de l’inscription, que le vers type, conforme aux définitions de Becq de Fouquières et de Sully Prudhomme, venait d’être réalisé.

L’analyse me détrompa. Je donne ici, pour chaque alexandrin, les valeurs des différents membres métriques, valeurs calculées selon les règles posées dans le précédent chapitre, c’est-à-dire que la syllabe féminine consécutive à une longue est considérée, même en dehors de toute pause, comme faisant partie du pied auquel appartient cette longue. On a indiqué entre parenthèses, à côté du chiffre 1 réel, la durée qu’il faudrait attribuer à chaque groupe (G I, II, III, IV) si Ion ne tenait aucun compte de la syllabe féminine, en admettant pour un moment l’opinion des théoriciens qui n’accordent nulle valeur à la treizième syllabe d’un vers, mais en étendant ce traitement à tous les cas analogues à l’intérieur des hémistiches7-. Dans une seconde colonne, on ajoute la durée du silence à celle du membre rythmique (+ S).

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