‹ Études sur le vers françaisChapitre 86 sur 214 · Sully Prudhomme, Réflexions sur l'art des vers, p · texte numérisé non relu

Sully Prudhomme, Réflexions sur l'art des vers, p

3. M. Grammont, Le vers français, p. 30 et Petit traité de versif. franç., p. 49.

Lote. — L’alexandrin.

l’alexandrin français

admet tefflPéramenK « aC£0rJe réSalké dK pkdS ~ seul— approximative. Voyons donc ce que

D'abord, y a-t-il en musique isochrome des mesures ? Pas le moins du monde. M. l'abbé Rousselet l’a constaté dans une enquête ■ qu’il sera permis de îappeler. Il a fait chanter par une artiste de talent la phrase suivante : ^ ^

A-dieu, ma

mie, A-dieu mon

àme, a-dicu ma

vi - e

Voie, les résultats de son analyse : « Les quatre mesures du morceau sont de longueur uniformément variées : la a duré ;:o 7 cent de sec -

la » Plus un silence pour la respiration de 3,-; la j-, 773 ; la 4-, 770. Si l'on ne faisait entrer en ligne de compte que L Juré el

voyelles, on aurait respectivement : 778,5 - .59- 222 - 2D0. La longueur de la note écrite est encore moins observée. L'unité étant h croche nous comptons (toujours en centièmes de seconde) : uoclie,

Éléments

Syllabe

Voyelle

Éléments

Syllabe-

Voyelle

eu

eu

On voit par ce tableau que ni la syllabe, ni la voyelle ne fournissent une mesure fixe pour l’unité. L’addition à la syllabe de l’occlusion de la consonne suivante (que 1 on peut faire aisément d'après la ire ligne) ne donne pas un meilleur résultat. »

M: P‘ VC1T1C1' % aprè" S’hre hvré à des enquêtes analogues, formule les mêmes conclusions : « Libre au lecteur de conclure tout simplement que jl l (-m te mal, d.t-il. j ai pourtant pris a diverses reprises des leçons de chant, fait partie dans mon enfance d’un chœur de collégiens répété

^r;:;l",s<trond“ e;péneres e? kmam ,a ■««“* ju ^ v» m** i» voi™* de

marquer le rythme. Chez ceux qu, disent les vers, .1 n’y a tout au plus qu’une volonté inconsciente et inexercée d’aller en mesure ■ à quelles irrégularités ne pouvons-nous pas nous attendre ?» queues

M. l'abbé Rousselet > écrit d’autre part que des études rythmiques commencées avec la collaboration de M. Brunot lui permettent de formuler une constatation importante : la régularité des pieds et des hémistiches est d’autant plus grande que le lecteur est moins influencé par cléments psychologiques. Les vers qu, dans mes tableaux généraux paraissent répondre le plus parfaitement à cette dernière condition sont

1. Abbé Rousselot, Principes, p. 1098; cf. aussi Landry, Le rythme du français déclame, p. 597-417.

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