‹ Études sur le vers françaisChapitre 90 sur 214 · Guyau, Esthétique contemporaine, p · texte numérisé non relu

Guyau, Esthétique contemporaine, p

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

hémistiches deux à deux, ou, à défaut (v. 4 et 12), les differents groupes rythmiques, pour chacun des sujets C, I, J, R. Dans une seconde colonne (-j- S) on a ajouté à la valeur réelle la longueur du silence. On obtient le tableau ci-après 1 :

Nos

Nos

CO

ro

CO

CO

CO

cf

11 résulte de ces chiffres que l’isochronie n’existe pas, qu’on fasse entrer ou non en ligne de compte le silence. Pour s’en tenir aux valeurs réelles, la durée a varié de 2" 95 à 4" 08 chez C, de 2" 12 à 3" 02 chez i, de 2" 48 à 3" 63 chez J, de 2" 12 à 3" 33 chez R, soit à peu près pour chaque sujet un écart d’une seconde entre le vers le plus long et le vers le plus court.

Quant à la question de savoir si l’alexandrin classique à quatre accents l’emporte toujours et régulièrement sur l’alexandrin romantique à trois accents, il suffira d’emprunter un court passage à l’un des morceaux inscrits :

Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant,

Et j’aurais bien voulu mourir en ce moment.

— Ah! qui n’oublierait tout à cette voix céleste... (. Hem ., 13-15.)

La déclamation de R donne ces chiffres :

sâ

tè

jwa

ydx

kal

mô

na

KJ

jo

re

byl

vu

lu

mu

rlr

mo

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

1. Les chiffres sont des secondes et les fractions des centièmes de seconde.

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