Guyau, Esthétique contemporaine, p
L ALEXANDRIN FRANÇAIS
hémistiches deux à deux, ou, à défaut (v. 4 et 12), les differents groupes rythmiques, pour chacun des sujets C, I, J, R. Dans une seconde colonne (-j- S) on a ajouté à la valeur réelle la longueur du silence. On obtient le tableau ci-après 1 :
Nos
Nos
CO
ro
CO
CO
CO
cf
11 résulte de ces chiffres que l’isochronie n’existe pas, qu’on fasse entrer ou non en ligne de compte le silence. Pour s’en tenir aux valeurs réelles, la durée a varié de 2" 95 à 4" 08 chez C, de 2" 12 à 3" 02 chez i, de 2" 48 à 3" 63 chez J, de 2" 12 à 3" 33 chez R, soit à peu près pour chaque sujet un écart d’une seconde entre le vers le plus long et le vers le plus court.
Quant à la question de savoir si l’alexandrin classique à quatre accents l’emporte toujours et régulièrement sur l’alexandrin romantique à trois accents, il suffira d’emprunter un court passage à l’un des morceaux inscrits :
Je me sentais joyeuse et calme, ô mon amant,
Et j’aurais bien voulu mourir en ce moment.
— Ah! qui n’oublierait tout à cette voix céleste... (. Hem ., 13-15.)
La déclamation de R donne ces chiffres :
sâ
tè
jwa
ydx
kal
mô
na
KJ
jo
re
byl
vu
lu
mu
rlr
mo
KJ
KJ
KJ
KJ
KJ
KJ
1. Les chiffres sont des secondes et les fractions des centièmes de seconde.