‹ Études sur le vers françaisChapitre 92 sur 214 · POURQUOI LES VERS NE SONT PAS ISOCHRONES · texte numérisé non relu

POURQUOI LES VERS NE SONT PAS ISOCHRONES

Ce n’es, pas rout. De. vers peuvent paraître de —Ion * ~~

Tout s’est éteint ; flambeaux et musique de fête. Rien que la nuit et nous, félicité parfaite !

(Hem., 3-4-)

La durée descend chez A de 5” 1 3 pour le premier à 4" 79 P°ur le second. La seule raison de ce fait est celle que nous avons md q termes, le mouvement de la voix n’est point extensible ou compressée d’une mamere continue.

Autre exemple en sens inverse :

Et toute la comté jusqu’au dernier faubourg;

Le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq nulle lieues

De cote

La durée remonte chez J de i" 75 à 2" 15. Ou encore .

Rome vous trompe, il faut ne risquer qu à demi Une armée en Piémont, quoique pays ami.

C hCétt généralise^ expliqué ün certain nombre de divergences entre les déclamations. Soient ces deux vers :

C’est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d écume,

Au ciel, aux vents, aux rocs, à la nuit, à la brume... (P -G-, 13 H-)

Pour tous les sujets, sauf pour B le second alexandrin est plus long que le bernent Z changement produit t 4" 6 1 était

de certaines limites, e, dans bien des cas, la parole ne mesure plus avec

précision les proportions du temps.

Ces réserves faites, nous pouvons maintenant entrer dans notre sujet, et nous allons établir notre première proposition, d savoir que la consti-

tution interne des vers est déterminante de leur duree. derniers sont obtenus par une valeur plus

Nous avons en effet montré qu’il y a en poésie des rythmes faibles et des rythmes forts, ■ que “ " ^ P peut formuler

grande accordée aux accents. Ce fait, dont nous aurons à chercher plus loin les causes, d evai ci -Il , , temps marqués

de la sorte : de deux alexandrins de construction identique, le plus long, toutes autres choses restant égalés, es, celu, 1

l’emportent. On comparera dans l’exemple ci-après les déclamations de A et de J :

De la fille d’Hélène à la veuve d’Hector...

l’alexandrin français

Les chiffres sont :

Dæ

la

fi yO)

dE

Un

la

dEk

tôr

KJ

kj

KJ

kj

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

( Andr ., 12.)

Duitc poui A 3 32, pour J = 1 " Si. Les brèves, dans les deux dictions, sont à peu près équivalentes; les longues chez J sont extrêmement induites, tandis que chez A elles ont une valeur considérable.

On a d ailleurs déjà remarqué que dans le vers cité plus haut :

Et j aurais bien voulu mourir en ce moment, {Hem., 14 R.)

la syllabe accentuée du mot mourir vaut 1 13-, c’est-à-dire qu’à elle seule elle est presque le tiers de l’alexandrin tout entier (Hem., 14 R = 92).

Autre exemple. Soient deux vers consécutifs de construction semblable :

Pour plaire à votre épouse, il vous faudrait peut-être Prodiguer les doux noms de parjure et de traître.

{Andr., 17-18.)

de A et de i :

lus long que le

premier parce qu’il

s attarde davantage sur les

temps

marqués.

particulièrement

sur la syllabe de la

; passent sans appuyer et le résultat

s’en

trouve modifié. Sublata causa,

, tollitur effectus. On comparera les déclamations

Pur

plèr

vo

tre

Ph

vu

fo

drè

pæ tè

trœ

pu

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

plè

kj *1 37 w

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

Pro

di

gé

le

du

nô

dæ

par

jûr

dœ tre

trœ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

IO

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

Pour I elle

s’abaisse de 3

Page 1