‹ Études sur le xixe siècleChapitre 22 sur 32 · Chants du crépuscule · texte numérisé non relu

Chants du crépuscule

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exerce quelque action bienfaisante. Mais la société est un organisme extrêmement compliqué, et pour Taméliorer il ue suffit pas d'en signaler les faiolesses les plus évidentes. Or, Victor Hugo, accoutumé à ne jamais voir les choses que d'un seul côté, s'est attaqué aux plus gros problèmes avec une légèreté qui Ta empêché de les éclairer de la moindre lumière. Frappé, par exemple, par l'horreur de la peine de mort et du bagne, il s'en est pris au bagne et à la peine de mort sans s'inquiéter en aucune facondes monstruosités dont ces deux monstruosités ne sont que les corollaires. Ailleurs, il a solennellement ramené toute la question sociale à trois problèmes qu'il appelle : « La dégradation de l'homme par le prolétariat; la déchéance de la femme parla faim; l'atrophie de l'enfant par la nuit^ » Que ces trois questions soient connexes et inséparables, il ne semble pas s'en douter : et il est persuadé qu'il suffirait d'abolir le prolétariat pour que les hommes devinssent parfaits, de supprimer la misère pour que la prostitution disparût, et de diminuer l'ignorance pour que l'enfant se développât sainement. Quant aux moyens pratiques de réaliser ce triple idéal, ils sont les plus simples du monde : il suffît d'écrire beaucoup de romans sociaux en dix volumes.

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