‹ Études sur le xixe siècleChapitre 30 sur 32 · d., ibid · texte numérisé non relu

d., ibid

qu'il ne passât la mesure. « Garibaldi est un illuminé, écrivait alors Cavour au chevalier Nigra (22 septembre). Il croit avoir reçu une mission providentielle et être autorisé pour Taccomplir à se servir de tous les moyens. Maintenant il s'imagine que c'est avec les hommes de la Révolution qu'il doit marcher. Il s'ensuit qu'il sème sur sa route le désordre et l'anarchie. Si nous ne portions remède à cet état de choses, l'Italie périrait sans que l'Europe s'en mêlât. Nous sommes décidés à ne pas le souffrir. Déelarez-le bien nettement à l'empereur, si Garibaldi persiste dans la voie funeste où il s'est engagé, dans quinze jours nous irons rétablir l'ordre à Naples et à Palerme...^ » C'est à cette énergique opposition que Garibaldi comprit qu'il fallait renoncer à son rêve de république : il se résigna à déposer sa dictature entre les mains de Victor-Emmanuel. Ce ne fut pas sans un profond déchirement, qui lui rendit plus sensibles encore les reproches que lui adressèrent à cette occasion les(( mazziniens », sesautres ennemis, qu'il déteste encore plus que les « cavouriens » : « Vous deviez proclamer la république, crièrent les mazziniens, et ils le crient encore aujourd'hui; comme si ces docteurs, accoutumés à donner des lois au monde du fond de leurs bureaux, pouvaient connaître

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