‹ Études sur le xixe siècleChapitre 4 sur 32 · All'Ualia · texte numérisé non relu

All'Ualia

semble la condition première, non pas du bonheur, — il affirme à mainte reprise qu'il y a renoncé, — mais de cet « art de ne pas souffrir » quiest« le seul qu'il tâche d apprendre » et auquel il s'exerce. En vers et en prose, il décrit « ce sauvage bourg natal » sous les traits les plus noirs, avec la sourde rancune que peut éprouver un homme pour un milieu où il est forcé de vivre etoù tout le blesse, la grossièreté des gens, leur indifférence pour le savoir, l'antipathie qu'ils lui témoignent à lui-même, « non certes par envie, car ils ne me jugent pas supérieur à eux, mais parce qu'ils supposent que je m'estime ainsi en mon cœur, bien qu'au dehors je ne l'aie jamais laissé voir à personne {les Soiivmirs) ; » où il souffre d'un isolement absolu, car les choses qui l'intéressent paraissent ridicules à ses compatriotes, gens aux cerveaux déprimés par la mesquinerie des intérêts et les commérages des petits endroits ; où lui, qui aurait besoin de distractions continuelles pour éviter de penser à ses maux, n'en trouve aucune et se voit forcé de se replier toujours sur lui-même ; où les livres lui manquent pour son travail autant que la conversation désirée des lettrés ; où il est si loin du reste du monde, que ses rêves d'ambition et de gloire littéraire ne lui semblent plus que d'irréalisables chimères : « Qui vit enterré dans un pays comme celui-ci ne peut

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jamais espérer de se rendre, je ne dirai pas célèbre, mais connu, dans aucune autre partie de la terre. » Remarquez que ses frères et sœurs partagent ses sentiments. Paolina déclare qu'à tous les désagréments de Recanati s'ajoutent encore ceux d'un climat intolérable : « Tu te plains de Thumidité et du vent de Fermo ? écrit-elle à son amie Anna Brighenti. Ob I que tu es heureuse, toi qui au moins as vécu dans un pays sec à l'abri du vent. Pour moi, je ne puis endurer notre air infâme, qui est une véritable ruine pour la santé, pour les dents, pour tout. Et je ne sors jamais, mais c'est la même chose ! » — Et ce vent, cette humidité, cette ignorance des habitants, leur manque de culture, leur indiflTérence aux belleslettres, l'isolement, tout cela fort exagéré sans doute par les imaginations exaltées du poète et de sa sœur préférée, grossi dans leurs confidences intimes, dans leurs plaintes réciproques, tout cela les tourmente, les poursuit de mille piqûres, leur met de l'amertume dans le cœur. « Ne me parlez pas de Recanati, écrit Giacomo à Giordani, dans la même lettre où il l'assure de son brûlant amour pour l'Italie ; je l'aime tant, qu'il m'inspirerait de belles idées pour un traité sur la haine de la patrie. »

Si ces deux premiers points sont faciles à établir, il n'en est pas de même des deux autres. Les rela-

tions surtout, de Leopardi avec sa famille, ont donné lieu à de vives discussions: les uns se sont plu à représenter son père, le comte Monaldo, comme un abominable tyran, sans affection pour ses enfants ; les autres ont essayé de le défendre. Les Nuovi Docwnenti de M. Piergili et surtout les Lettres de Paolina, permettent enfin d'élucider cette question.

Le comte Monaldo ne fut point un méchant homme, tant s'en faut : Paolina loue sa grande conscience, son bon sens, sa connaissance du monde; elle raconte sa mort en termes qui révèlent une pieuse admiration filiale et même un sincère attachement: «... Il a fait une mort de saint. Dieu a couronné par une fin très tranquille sa vie très vertueuse, et nous a donné, dans notre désespoir, la consolation de croire que notre cher mort était déjà arrivé au ciel. Mais cela ne suffit pas à sécher nos larmes, ni à remplir le vide terrible que son absence nous fait sentir à chaque instant. » Plus tard, lorsque, après la publication de VEpistolario, des appréciations désagréables sur le compte de son père défunt commencèrent à circuler dans la presse italienne, Paolina en souffrit beaucoup, s'en plaignit à son amie Marianna Brighenti, à laquelle elle écrivait : «... H n'y a pas de doute qu'à notre âge les choses se voient sous un bien autre aspect que dans la jeunesse, époque

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d'illusions et d'erreurs. Mais, s'il plaît à Dieu, nous publierons les lettres de mon père à Giacomo, et alors la vérité se fera jour, et on reconnaîtra mon pauvre père pour l'homme sincèrement attaché à ses enfants qu'il fut. »

Mais cet homme de bon sens et de grande conscience était en même temps un gentilhomme de province et un érudit de petite ville : dès l'âge de dix-huit ans, il s'habillait de noir des pieds à la tète, ce qui, selon son propre jugement, lui évitait « beaucoup de dépenses » et lui valait « le respect du peuple » . De plus, il persévéra le plus longtemps posible à porter l'épée, malgré que la mode en fût passée : l'épée au côlé, il ne pouvait « compromettre sa dignité, même en le voulant ». Il se plut à garder une attitude jusqu'à son dernier moment : « Quand il vit que sa fin approchait, raconte Paolina, il nous appela autour de lui, nous adressa de sérieux avertissements, puis nous exhorta à apprendre comment on meurt en conversation, car il parla toujours avec la plus grande présence d'esprit, en nous étonnant tous par tant de paix et tant de calme. » Dernier descendant des chefs du parti guelfe de Recanati, il écrivit plusieurs ouvrages de polémique politique et religieuse, inspirés par Tesprit le plus conservateur ; aussi, les idées de son fils Tinquiétaient-elles beaucoup ; une fois, il intercepta sa correspondance ;

on peut supposer qu'il finit par se désintéresser complètement de ce qu'écrivait Giacomo, car, peu de temps après la mort du poète, il demandait à Ranieri de le renseigner, non seulement sur les choses que Giacomo avait composées, mais sur celles qu'il avait publiées depuis son départ de Recanati.

Le comte Monaldo aimait à se croire aussi despote que ses ancêtres dans les beaux jours du parti guelfe. C'était une illusion : en réalité, cet homme grave, aux opinions arrêtées, aux allures de tyranneau du xv^ siècle, n'était point maître dans son ménage, et sa femme le tenait dans un état d absolue dépendance. La comtesse Leopardi, née comtesse Adélaïde Antici, était entrée à dixneuf ans dans une maison presque ruinée, elle n'eut jamais d'autre ambition que de la restaurer, et sacrifia tout à ce but, la dignité de son mari et le bonheur de ses enfants. Paolina, toute respectueuse qu'elle est, ne peut s'empêcher de railler un peu la passivité de son père, dont elle souffre pourtant: « 11 arriva, quand j'étais toute petite, raconte-t-elle plaisamment dans une de ses lettres, ou même avant ma naissance, que les jambes de mon père s'embarrassèrent je ne sais comment dans la jupe de ma mère. Eh bien, il n'a jamais pu s'en dépêtrer. Autrement, nous obtiendrions tout de lui, car il est très bon, il a un cœur excellent et

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nous aime bien ; mais il lui manque le courage d'affronter la mine de maman, même pour une toute petite chose,.. » — Avec cette personne ultra rigoriste, comme l'appelle ailleurs sa fille, véritable excès de perfection chrétienne, qui mettait « une dose inimaginable de sévérité dans tous les détails de la vie domestique », l'existence était intenable. La maison était un tombeau : « Je voudrais que tu pusses passer une seule journée chez nous, pour te faire une idée de la façon dont on peut vivre sans vie, sans âme, sans corps » ; et la règle de fer de la comtesse Adélaïde s'appesantissait sur ses enfants, tous de nature vive, aimante, ardente, et durement réprimés dans leurs expansions. Elle interdisait à Paolina de lier amitié avec personne, u parce que, prétendait-elle, cela distrait de l'amour de Dieu ; » et Paolina, à trente ans, en était réduite à se faire adresser sa correspondance chez un voisin complaisant. Son fils Carlo ayant épousé, contre son consentement, une de ses parentes, la jeune femme fut impitoyablement bannie de la maison.

Ce fut elle également qui retint Giacomo à Recanati, pour éviter les quelques avances qu'il aurait fallu lui faire jusqu'à ce qu'il pût suffire à ses besoins; ce fut elle surtout qui, quand il avait réussi à s'échapper de Recanati malgré tous les obstacles et se trouvait à Rologne ou à Rome,

arrêté dans son travail par quelque crise aiguë de Tune de ses maladies, empêchait le comte Monaldo de le secourir.

Le pauvre homme en souffrait dans sa conscience et dans son cœur: « Les temps vraiment mauvais, écrivait-il à son fils, mais surtout votre mère qui, comme vous le savez, me tient non seulement à la diète, mais complètement à jeun, m'ont imposé une conduite que réprouvent d'abord mon cœur, ensuite l'équité et presque les convenances...» Et il lui envoyait quelques écus en cachette. Parfois, il n'osait même pas remplir secrètement, honteusement, ce devoir, et il priait son fils d'écrire directement à sa mère. Giacomo, forcé par le besoin, s'exécutait, et sur quel ton, après quelles hésitations! « Je ne vous écris jamais, ma chère mère, et le fais maintenant pour vous troubler par une prière. Cela m'est très désagréable, mais vous connaissez les causes de mon silence habituel, et c'est la nécessité qui m'oblige à cette prière extraordinaire. 11 y a déjà quelque temps que j'ai écrit à mon père, en lui rappelant les circonstances où je me trouve ; je lui ai exposé tous les efforts faits par moi jusqu a présent pour subvenir à mon entretien sans incommoder ma famille: je lui ai montré comment et pourquoi cela m'est devenu impossible, et j'ai fini en le priant de bien vouloir m'accorder un subside mensuel de douze frances-

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coni, à Taide desquels je pourrais péniblement me tirer d'affaire. Mon père m'a répondu de vous •écrire directement. J'ai été malade, et la convalescence ma laissé une telle faiblesse des yeux que, malgré la pressante nécessité, je n'ai pas pu écrire... »

Quels horizons vous ouvre ce ton de mendiant pris par un fils pour écrire à sa mère, et comme une telle lettre évoque aussitôt la vision d'un de ces intérieurs d'où une fausse conception du devoir a chassé la bonté, d'où Tintérêt a chassé l'afTection !

Privé de l'appui de sa famille, le malheureux Giacomo passa donc toute sa vie, jusqu'au moment du moins où il rencontra Ranieri, à se débattre dans cette alternative : ou bien rester à Recanati, et renoncer à ses travaux, à son ambition, à tout espoir de bonheur; ou bien quitter Recanati, et se trouver en lutte avec la misère. 11 se confond en efforts pour échapper à ce cercle vicieux. 11 écrit lettre sur lettre pour obtenir un emploi : une fois, c'est une chaire de professeur de latin vacante à la bibliothèque du Vatican qu'il demande; on lui répond qu'il ne s'agit pas d'une chaire de professeur, mais d'un simple emploi de copiste; qu'importe? il s'en contenterait: « Fonction vile, mais qu'y a-t-il de plus vil que ma vie?... » Une autre fois, il s'adresse au cardinal

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Consalvi, pour obtenir n'importe quelle petite fonction, et prie Niebuhr de le recommander. On lui répond par des promesses, on s'occupe de lui, et finalement TafTaire n'aboutit pas. 11 en est réduit à se contenter des rétributions insuffisantes et peu sûres que lui rapportent quelques travaux pour des éditeurs, et encore, pour pouvoir se mettre en route, est-il obligé de recourir à ses oncles, au marquis Carlo Antici ou au comte Ettore Leopardi: « Que la somme qu*il vous plaira de m'accorder soit petite ou grande, elle me serait un gage de votre bonté, et je vous en serais reconnaissant jusqu'au fond de famé: surtout je vous prie de me pardonner la liberté que j'ai prise, et de croire qu'en dehors d'une telle circonstance (il s'agit d'un départ pour Milan), je n'aurais jamais eu le courage de vous incommoder... »

Voilà des faits qui éclairent définitivement les relations de Leopardi avec sa famille, et l'on est forcé d'admettre qu'il fut malheureux par elle : il souffrit de la sécheresse de cœur de sa mère, de la faiblesse de son père, de la gêne où on le laissa ; et, par ce qu'il en dit dans ses lettres, par ce qu'en dit aussi sa sœur Paolina, nous pouvons jusqu'à un certain point deviner tout ce qu'il n'y a pas dans les documents : l'enfance morose, sans joie, sans caresses, sans sourires, sans jouets ; puis les blessures continuelles infligées au jeune

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cœur qui veut se donner et qu'on repousse et qui crie désespérément : « J'ai besoin d'amour; amour, amour, feu,*entliousiasme, vie ! » puis encore la sourde révolte contre cette absurde compression et cette inintelligente tyrannie, sans parler des soucis d'argent qu'aiguise la maladie.

11 est facile de se représenter par quelles crises de sentiments passaient des jeunes gens élevés dans de telles circonstances, privés de l'affection maternelle, à peine aimés timidement par un père qui n'avait pas la pudeur de sa faiblesse, gênés dans leurs amitiés naissantes, forcés à vivre en eux-mêmes et rien qu'en eux-mêmes : leur sensibilité et leur imagination devaient s'unir et travailler ensemble, et, gênées dans leur essor, les tourmenter cruellement. Ce fut le cas surtout pour Paolina et pour Giacomo, les deux mieux doués de la famille, et ceux justement que les circonstances devaient condamner à la solitude du cœur.

Les lettres de Paolina nous montrent à chaque page un cœur qui cherche à se donner et souffre du besoin d'aimer. Dès sa quatrième lettre à Marianna Brighenti qu'elle n'avait encore jamais vue, qu'elle connaissait seulement par son frère, elle lui dit : « La vive amitié que vous me témoignez et que j*éprouve avec une égale tendresse, me fait éprouver des sentiments que je ne croyais plus devoir goûter, à présent que depuis longtemps je suis

devenue froide et insensible même à Tamour. Et comment ne le serais-je pas, après avoir perdu depuis longtemps Tespoir dd m'unir à l'objet que j aimais et après avoir vu mourir sous mes yeux un frère, véritable ange de bonté et d'esprit ? Nous avions passé ensemble vingt-trois ans sans nous séparer un instant, nous nous aimions très tendrement, et il était presque mon préféré ! Vous ne pouvez vous imaginer, ô ma Marianne, quel spasme de douleur j'ai éprouvé, quelle inépuisable source de chagrin et de mélancolie cette perte terrible est pour moi, combien je désire de tout mon cœur voir finir une vie qui est continuellement abreuvée de douleur et de plainte... » — A chaque instant elle exprime les mêmes sentiments exaltés, se plaint de n'être « jamais montée au troisième ciel », ou de réveils violents de ses douleurs passées, exprime en un langage excessif, même en tenant compte des formes passionnées et romanesques de l'italien, les mouvements tumultueux de son âme : « Je n'ai jamais ri (jamais est souligné dans le texte), précisément parce que je ne me suis jamais contejitée de rire seulement : je veux rire et pleurer ensemble, aimer et me désespérer, mais aimer toujours, et être aimée également, monter au troisième ciel, puis en tomber — et j'ensuis vraiment tombée ! » — Elle eut plusieurs sympathies très vives, ,qui ne durèrent pas. Elle

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fut plusieurs fois demandée en mariage et refusa, quel que fût son déjif tï*échapper à la tyrannie maternelle, pour des râisofîs toujours singulières : une fois, c'était pourtant « celui qu'elle avait rêvé dans ses songes », et elle Tadorait, elle était fiancée, ses parents consentaient au mariage quoique le jeune homme ne fût pas riche ; mais un jour il lui vint « un doute » — elle n'explique pas lequel — que son fiancé ne sut pas lui enlever; et « adieu les chères espérances, adieu les rêves enchanteurs, adieu le bonheur! » — Une autre fois, plus tard, il s^'agissait d'un habitant de Recanatidont la mère était « une horreur en tout genre » et qui, du reste, quoique excellent jeune homme, était complètement illettré : « Je devrais donc passer ma vie avec un homme avec qui je ne pourrais jamais causer du peu que je sais ! » Le pauvre garçon revint à la charge, mais fut toujours repoussé. Du reste, Paolina vivait du souvenir de son premier amour et, si elle songeait encore à se marier, c'était pour fuir son milieu plutôt que dans l'espoir de réaliser son ancien idéai de jeune fille. A la fin de sa vie, elle se consola en s'attachant à sa' belle-sœur (la femme de son frère Pierre-François) et à sa petite nièce qu'elle eut encore la douleur de perdre. L'histoire sentimentale de Paolina est à peu de chose près celle de Giacomo, sur laquelle les détails précis nous manquent davantage.

Les « Leopardistes » se sont livrés à de patientes recherches pour établir ^ftdentité des femmes qu'il chante dans ses poésîês,t9ans que les résultats obtenus soient de grande importance.

« Plus romanesques que vraies, avait dit son frère Carlo à M. Viani, ont été ses amours pour Nérine et pour Silvia. Nous voyions de nos fenêtres ces deux jeunes filles, et quelquefois nous leur parlions par signes... Leurs douloureuses destinées — elles moururent dans la fleur de Tâge — contribuèrent à enflammer Timagination de Giacomo et à créer deux des plus belles figures de ses poésies. L'une était la fille d'un cocher, Tautre d'un tisserand. »

Guidés par ces données, M. Meslica, M. Piergili et autres, en fouillant les archives de Recanati et en interrogeant les souvenirs des plus vieux ha bitants, sont arrivés à la conviction que Nérine, la fille du tisserand, se nommait de son vrai nom Maria Belardinelli, qu'elle était née le 15 novembre 1800 et mourut le 13 novembre 1827, et qu'elle était blonde; que Silvia, la fille du cocher du comte Monaldo, se nommait Teresa Fattorini. — Cela ne nous renseigne guère sur le sentiment qu'éprouva Leopardi pour les deux jeunes filles qu'il a chantées en termes si touchants et si purs :

c( Quels chœurs de douces pensées et d'espé-

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