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marqua le terme des pires préjugés et des plus funestes errements; on ne saurait, non plus s'étendre sur le bénéfice qui put en être tiré pour la meilleure connaissance de notre art national. L'initiative, d une grande audace, constituait un des traits particuliers de la seconde Centennale. Elle s'est encore distinguée de son aînée par le développement donné à la section des médailles et par l'essai d'une première exposition d'ensemble de la gravure sur bois. La renaissance de la glyptique et de la xylographie justifiait ce redoublement d hommage à l'égard de deux arts trop longtemps sacrifiés et dont l'histoire moderne était jusqu'à ces dernières années assez mal connue. 11 n'est pas jusqu'au département de l'architecture où la même volonté d innover, la même haine de la redite, conseilla de donner le pas aux créations originales sur les travaux de reconstitution et où se signalaient vingt aquarelles de Fontaine, fraîches, pimpantes, qu on eût dit sorties directement de son atelier, puis une suite de projets d'Hector Horeau, curieux, passionnants à 1 extrême par leur prescience des recherches, des inquiétudes de maintenant.
Sans doute, plus d'un a déploré avec nous l'attribution aux maîtres du siècle d'emplacements obscurs que les artistes vivants avaient jugés indignes de leurs talents; certains encore se sont alarmés de ce que la démonstration, affaiblie par I insuffisance et le morcellement des locaux, n'ait pas atteint 1 ampleur voulue. Sans verser dans un optimisme de complaisance ni prétendre qu il n est pas de conditions défavorables d'exposition pour une œuvre riche de sens et de beauté, vaut-il pas mieux applaudir aux résultats acquis, vraiment considérables, et se réjouir qu'une fois encore, et malgré tant d obstacles, une preuve péremptoire ait pu être donnée de la vitalité de notre génie et de la prééminence de lécole française au cours du xix'^ siècle?
Avril-mai 1900.
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Gazette des Bea-vix-ArtB