‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 2)Chapitre 19 sur 126 · Cf. Félix Ravaisson, loc. cit.} p · texte numérisé non relu

Cf. Félix Ravaisson, loc. cit.} p

3. Sancti Thomce Aquinatis Opuscula; opusc. XVI: De unitate intellectus advenus Averroistas.

l3o ÉTUDES SUR LÉONARD DE VINCI

nous parlerons dans un instant, Jacques Charpentier nous apprend que cette opinion avait été soutenue, au xvie siècle, par Thessalus Methodicus en la préface de ses Scholse metaphysicœ; d'autre part, sans nier l'origine hellénique de la Théologie d'Aristote, Renan reconnaît1 qu'on la « pourrait croire composée par un Arabe » .

La version arabe existe encore; la Bibliothèque nationale en possède un exemplaire2. Selon le préambule de cet exemplaire, le texte grec aurait été traduit en arabe par Abd-Almessyh, fils d'Abd-Allah, fils de Naïmah, originaire de la ville d'Émesse. Il a été ensuite amélioré pour Ahmed, fils d'Ahmed Motassem Billah, par Abou Youssouf Yacoub, fils de Ishac Alkendy3.

La soi-disant Théologie d'Aristote eut certainement la plus grande influence sur les penseurs arabes. Avec le livre Des causes, autre apocryphe également attribué à Aristote, elle fit pénétrer dans la philosophie musulmane les doctrines néoplatoniciennes de l'École d'Alexandrie et fit d'El-Kindi, d'Alfarabi, d'Avempace, d'Avicenne, d'Averroès et d'Avicébron des disciples de Plotin et de Proclus, qu'ils ne connaissaient pas4.

En i5iq parut, à Rome, une traduction latine de la Théologie d'Aristote*. Les épîtres dédicatoires qui précèdent cette traduction nous en font connaître l'histoire.

En i5i6, un humaniste, Francesco Roseo, voyageant en Syrie, découvrit à la bibliothèque de Damas un exemplaire de la traduction arabe de la Théologie d'Aristote; à prix d'or, il se procura clandestinement cet ouvrage important dont on connaissait l'existence, mais que l'on croyait perdu. Francesco

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