III. Durand de Saint- Pour çain
Il semble bien, d'ailleurs, que la pensée de Jean de Bassols ait éveillé un écho en la raison d'autres scolastiques de son temps ; Durand de Saint-Pourçain, par exemple, paraît avoir connu cette pensée et s'être trouvé sur le point de se laisser séduire par elle.
A quel moment Durand de Saint-Pourçain philosophait-il ? Il florissait, nous dit Trittenheim2, au voisinage de l'an i3i8. Mais l'activité
ciscain est amené à parler des circonstances dans lesquelles cette sentence fut rendue. « Il y avait alors à Paris, dit-il % quelques hommes qui soutenaient cette opinion : Comme aucune matière ne fait partie de l'àme, il ne peut y avoir plusieurs âmes numériquement distinctes. »