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2. Questiones totius libri phisicorum édite a Magistro Johannc Buridam (Bibl. nat.. fonds lalin, ms. n° 1/4723).
3. Acutissimi philosophi reverendissimi magistri Johannis Buridani subtilissime questiones super octo Phisicorum libros dilig enter recognite et revise a magistro Joanne Dullaert de Gandavo antea nusquam impresse. Venum exponuntur in edibus Dionisi Roce, Parisius, in vico divi Jacobi, sub divi Martini intersignio. Colophon : Hic fi nom accipiunt questiones reverendi magistri Johannis Buridani super octo Phisicorum libros, impresse Parhisius opéra ac industria magistri Pétri Ledru, impensis... Dionisi Boce... anno millesimo quingentcsimo nono, octavo calendas novembres.
4. Magistri Johannis Buridam questiones totius libri Phisicorum, lib. 111, quœst. XVIII : Utrum in quolibet continuo infinité sint partes (ms. cit., loi. 58, col. c).
f>. Noir p. 'i'i.
NOTES û8l
syncatégoriquement infinie de même espèce, du moins tant que l'on maintiendrait intégralement la définition qui a été donnée tout à l'heure.
Supposons, par exemple1, l'existence du corps catégoriquement infini. On ne pourrait dire qu'étant donné un corps quelconque, on en peut toujours donner un plus grand, puisqu'il existerait un corps tel qu'il n'en puisse exister de plus grand. 11 n'y aurait donc pas de corps syncatégoriquement infini.
Toutefois, en ce cas, étant donné un corps fini quelconque, on pourrait toujours trouver un autre corps fini qui soit plus grand; en sorte que cette proposition demeurerait vraie : Le corps fini est syncatégoriquement infini (infinitam est corpus finitum).
C'est sous cette forme que Buridan énonce toujours l'existence d'un infini syncatégorique, témoin ce passage si clair 2 :
« Il peut y avoir un mouvement éternel ou infini, et de même un temps éternel, du moins dans le futur... Cette conclusion est évidente si l'on prend ces mots : éternel et infini, au sens syncatégorique. Selon Aristote, en effet, on devrait dire : il n'existe aucun mouvement, aucun temps de si longue durée qu'il n'y ait un mouvement, un temps de plus longue durée ; et selon la vérité de notre foi, » il en est de même. « Le temps et le mouvement peuvent donc durer perpétuellement et à l'infini. Le mouvement fini peut donc être infini (Ergo infinitus potest esse motus finitus), car un mouvement fini ne peut être si long qu'il ne puisse exister un autre mouvement fini plus long. »
Albert de Saxe, pour affirmer que la durée du mouvement est syncatégoriquement infinie, dirait3: In infinitum durât motus; il affirmerait, au contraire, que cette durée est un infini catégorique s'il disait : Motus durât in infinitum. Nifo lui attribue formellement ^ l'invention de cette forme de langage dont, en effet, nous ne trouvons nulle trace dans les Questions sur la Physique de Maître Jean Buridan.
La grandeur syncatégoriquement infinie peut- elle être? Contre Aristote, mais avec Richard de Middleton, Durand de Saint-Pourçain, Guillaume d'Ockam et Walter Burley, Buridan n'hésite pas à admettre que la puissance divine est capable de la produire5.
« La grandeur infinie peut exister si l'on prend le mot infinie au sens syncatégorique. Il ne peut, en effet, exister de grandeur finie si