‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 2)Chapitre 92 sur 126 · Voir pp · texte numérisé non relu

Voir pp

!\. Voir p. 16.

5. De Wulf, Histoire de la philosophie médiévale, 2e édition, 1900, p. 53a.

G. Nous n'avons pas eu en mains cette première édition ; nous en concluons l'existence d'une Epistola, adressée par Joannes Major (sic) à Georgius Hepburnensis, et datée : Ex Monteacuto, 7 cal. Junii 1509. Cette lettre se trouve au verso du premier feuillet de l'édition suivante : Joannes Major In primurn sententiarum ex recognitione J. Badii. Vcnundantur apud eundem Badium.

La lettre dont nous avons parlé est suivie de ces mots : Impressit autem jam Badins anno MDX1X. Elle se rapporte, croyons-nous, à une édition donnée pn dominent, en i5oq, par les soins d'Antoine Coronel.

NOTES 4o5

en i53cm; et l'épitre dédicatoire, adressée par Johannes Major (sic) à Eckius Suevus, datée du Collège de Montaigu, i53o, nous prouve que l'auteur vivait encore à cette époque.

Nous avons déjà exposé, d'après le Proposition de infinito, les opinions que Jean Majoris professait au sujet de la question de l'infini; ces mêmes opinions, nous les retrouvons, plus développées, dans les Questions sur le premier livre des Sentences, et plus développées en l'édition de i5ig qu'en l'édition de i53o2.

L'analyse de Jean Majoris ajoute quelque chose à celle de Grégoire de Rimini; ce quelque chose, il est vrai, elle l'emprunte à Marsile d'InghenS. Le régent de Montaigu veut prouver 4 qu'il est possible de donner actuellement et de montrer, pour ainsi dire, une longueur infinie ; l'exemple qu'il prend est l'exemple, déjà considéré par Albert de Saxe 5, d'une sorte d'hélice de hauteur totale finie dont le pas décroît en progression géométrique ; cette hélice, il la regarde comme actuellement tracée en sa totalité; Grégoire de Rimini, autrement exact en ses raisonnements que ne l'est le régent du Collège de Montaigu, eût fait remarquer à ce dernier que l'on ne saurait jamais parvenir à tracer l'ensemble des spires de cette ligne si l'on suppose les spires successives décrites en des temps égaux ; en prenant ainsi le mot toutes au sens distributif, il eût accordé à Albert de Saxe qu' « il n'existe pas de parties dont on puisse dire qu'elles sont toutes les parties proportionnelles du cylindre » ; il eût maintenu, néanmoins, la possibilité de concevoir, au sens collectif, Yensemble catégorique des parties du cylindre; mais il eût ajouté que pour épuiser cet ensemble en prenant les parties les unes après les autres, il les faudrait prendre avec une vitesse indéfiniment croissante.

Toutes ces distinctions, si précises et si justes, échappent à Maître Jean Majoris ; celui-ci reproduit en gros l'enseignement de Grégoire de Rimini, alors qu'une doctrine aussi délicate devient méconnaissable et inadmissible si l'on n'en garde minutieusement toutes les subtilités.

Dieu peut-il^, en une heure, créer un volume infini? Avec Grégoire

i. Joannis Majoris Hadingtonani, scholae Parisiensis Theologi, in Primum Magistri Sententiarum disputaliones et decisiones nuper repositœ ; cum amplissimis materiarum et quœstionum indicibus seu tabellis. Vaenundantur Joanni Parvo et Jodoco Badio. i53o. Colophon : Sub prelo Joannis Badii Ascensii, communibus ejus et Joannis Parvi impensis : ad Calendas Septembres MDXXX.

2. En l'épitre dédicatoire qui précède cette dernière, Joannes Majoris donne les raisons pour lesquelles il y a restreint les discussions de pure Logique.

Page 1