‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 2)Chapitre 95 sur 126 · Guillaume d'Auvergne, loc. cit., cap. XVI · texte numérisé non relu

Guillaume d'Auvergne, loc. cit., cap. XVI

4lO ÉTUDES SUR LÉONARD DE VINCI

)) Vous voyez que ce raisonnement paraît conclure non seulement contre la création d'un monde unique, mais encore contre la création d'un nombre fini de mondes; lors même que des mondes, en nombre quelconque, seraient créés, ils n'égaleraient pas la bonté et la générosité de Dieu, car toute chose qui existe en dehors de Dieu, bien loin de lui être égale, n'est rien en comparaison de lui.

» Je déclare donc que Dieu n'a pu créer ni un nombre fini, ni une infinité de mondes, et qu'il ne peut non plus les créer actuellement; cette impossibilité n'a point pour cause un défaut de puissance en Dieu ou un défaut qui provienne de Dieu, mais plutôt un défaut de la part des mondes, qui ne peuvent pas être multiples, comme je vous l'ai démontré en ce qui précède... De même, Dieu ne connaît pas le rapport de la diagonale du carré au côté, non qu'il y ait en lui défaut de science, mais parce que ce rapport ne peut pas être connu, »

Ainsi, selon Guillaume d'Auvergne comme selon Michel Scot, la toute-puissance de Dieu trouve des bornes dans les impossibilités décrétées par la Physique péripatéticienne.

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