‹ Études sur Léonard de Vinci (volume 3)Chapitre 18 sur 81 · Roberval, loc. cit., fol. 17G, versO · texte numérisé non relu

Roberval, loc. cit., fol. 17G, versO

•i. lt*ii.i^cA\, Noacelles expériences touchant le olde: au Iccleur {Œuvres complètes tic Biaise Pascal, éd. Hachetle, 1880. p. i).

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tuellement, il serait malaisé d'indiquer les sources où il en a dii puiser la connaissance; Tartaglia, Cardan, Baldi ont pu également la lui fournir.

11 est, toutefois, un passage où rinllucnce de Bernardino Baldi nous semble particulièrement reconnaissablc; nous y trouvons, en effet, l'élrange théorie que labbé de Guastalla avait imaginée pour expliquer la prétendue accélération des projectiles.

Voici ce passage • :

(( La violence d'un boulet de canon est composée de deux impressions. L'une est purement violente venant du canon mesme et de la poudre enflammée à pousser le boulel. L'autre est naturelle, estant causée par la pesanteur propre du boulet. De la première impression la violence après s'estre un peu augmentée jusques à quelque distance du canon à cause des degrez acquis par le mouvement, lesquels degrez s'adjoustent à l'impression de la poudre, avant que cette impression soit insensiblement diminuée, il arrive ensuite que cette impression diminuant beaucoup plus de soy qu'elle n'est augmentée par les degrez acquis, elle s'allentit continuellement, tant qu'au bout de certain temps elle finit; or, au commencement la ligne de direction de cette impression violente est dressée vers la part où est pointé le canon ; puis elle change continuellement et la cause de ce changement est l'impression naturelle, c'est-à-dire la pesanteur du corps, qui le porte vers le centre de la terre. Car le meslange de ces deux impressions violente et naturelle faict que le boulet ne suit précisément ny l'une ny l'autre; mais au commencement il suit presque entièrement la violente laquelle est sans comparaison plus grande que la naturelle. Ensuite la violente s'allentit petit à petit,' la naturelle se rend sensible, et ainsy le boulet commence à descendre une ligne courbe, et ce d'autant plus que l'impression violente diminue, et la pesanteur naturelle s'augmente par les degrez acquis. »

En cette impression violente qui <( s'augmente un peu

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