Léonard de Vinci, Codice Trivubio, fol. 33, recto
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•2-jl\ ÉtLDES sur LÉONARD DE VIxNCt
fortement K si la profondeur du lluide était terminée au-dessous de F; car alors la paroi solide qui se trouverait au-dessous de F supporterait seulement ce liquide sans faire effort à rencontre. Donc, la descente du liquide K, en la position qu'il occupe, se trouve plus fortement empêchée que si la profondeur était moindre. De même, le poids T qui tombe éprouve un plus fort empêchement. »
Étrange est la proposition » et non moins étrange la démonstration! Et cependant, en cette argumentation si peu logique, nous trouvons, de la pression qui s'exerce au sein d'un fluide, une notion plus nette peut-être que celle dont les écrits d'Archimède nous donnent la définition.
Cette notion, Léonard de Vinci la repousse : « Aucun élément, » dit-ib, «ne pèse au sein de son propre élément, lorsqu'il lui est connexe; les parties supérieures de l'air ne pèsent donc pas sur les parties inférieures. »
En cette brève réflexion, c'est toute la doctrine d'Albert de Saxe sur la gravité qu'il résume pour l'opposer à l'auteur du De ponderihus. Nous avons esquissé en notre première étude-^ cette théorie de la gravité et nous avons \\x comment elle avait conduit Albert de Saxe à ces conclusions, toutes semblables à celle que Léonard vient de formuler :
« Lorsque^ les diverses parties d'un corps ne se meuvent point les unes à l'encontre des autres, elles^ne se gênent pas les unes les autres. On le voit clairement en observant l'eau dont les parties supérieures ne compriment ni ne dépriment les parties inférieures. »
u Si les parties centrales de la terre ^ sont plus denses que les parties externes, ce n'est point qu'elles soient comprimées par les parties terrestres qui se trouvent au dessus d'elles; celles-ci ne pèsent pas sur les parties sous-jacentes. »
1. Une proposition analogue se trouve au livre des II po6Xy) jj. axa attribué à Aristote; un bâtiment enfonce plus dans l'eau douce que dans l'eau de mer; l'auteur pense (XXII f, 3) que cola provient de ce que la mer contient plus d'eau qu'un fleuve.