Léonard de Vinci, Codice Triviilzio, foL 20, recto
des oiseaux; si nous voulions connaître tout le parti qu'il a su tirer du principe ainsi découvert, il nous faudrait reproduire ici maint feuillet du cahier E, conservé à la Bibliothèque de l'Institut I.
Le Précurseur de Léonard s'était borné à considérer le cas oii le projectile, choquant normalement l'obstacle, rebondit suivant la normale. Les lois du choc oblique ne préoccupent pas moins le Vinci, témoin ce passage du Codice Trivalzio'^ :
« Toute chose qui heurte un objet résistant rebondit sur cet objet sous un angle égal à celui sous lequel la percussion s'est produite. »
(( La même chose est prouvée en la dixième proposition du troisième livre De la nature du coup, où l'on traite de la balle lancée contre un mur... »
Cette loi, Léonard la reprend au cahier A qui est, en quelque sorte, la suite de Codice Trivulzlo :
«La ligne de la percussion, » dit-iP, uet celle du saut sont placées au milieu d'angles égaux.
» Tout coup frappé sur un objet saute en arrière par un angle égal à celui de la percussion.
)) Cette proposition apparaît clairement; en effet, si tu frappes
un mur avec une balle, elle sautera en arrière par un angle égal à celui de la percussion; ainsi, si la balle B (Jig. 6) est jetée en C, elle retournera en arrière par la ligne CB, parce qu'elle est contrainte à laisser FiG. G. sur la paroi FG des angles égaux;
et si tu la jettes par la ligne BD, elle retournera en arrière par la ligne DE; et ainsi la ligne de percussion et la ligne de saut feront, sur la paroi FG, un angle situé entre deux angles égaux, comme on voit l'angle D entre M et N. »
1. Voir, en particulier, en ce manuscrit, les folios ai, verso; 87, verso, et 89, recto.