Léonard de Vinci, Codice Triviilzio, fol. 87, recto
'^ Les manuscrits de Léonard de Vinci. Ms. A de la Bibliothèque de l'Institut, foL 19, recto.
De cette loi, Léonard fait aussitôt application au phénomène de l'écho'. Il examine % d'ailleurs, une foule de particularités qui peuvent se présenter dans la réflexion qui suit un choc; visiblement, toutes ces pensées lui sont suggérées par la quatorzième proposition du quatrième livre De ponderibus.
Simplicius, voulant prouver Taccélération de la chute des graves, cite^ deux observations qui sont propres à mettre cette accélération en évidence :
Lorsqu'un filet d'eau tombe d'un lieu élevé, d'une gouttière par exemple, il se montre continu au voisinage de son origine ; mais bientôt l'accélération de la chute sépare les unes des autres les gouttes d'eau qui tombent à terre isolées.
Quand une pierre tombe d'un lieu élevé, elle frappe l'obstacle plus violemment si on l'arrête vers la fin de sa chute qu'au milieu ou au commencemeut; ce choc plus violent est la marque d'une plus grande vitesse.
Simplicius emprunte ces observations à un écrit intitulé : Ile pi /.ivYjc7£03ç, composé par Straton de Lampsaque qui fut disciple de ïhéophraste, l'élève préféré d'Aristote. Mais il est clair qLi'elles ont pu être faites de tout temps et qu'il serait puéril d'en chercher le premier auteur.
C'est à la première de ces deux observations et à son explication par l'accélération de la chute des graves que se rapporte la quinzième proposition donnée par l'auteur De ponderibus, en son quatrième livre : « Un liquide qui s'écoule d'une manière continue forme un jet dont la section est d'autant plus étroite que le liquide intéressé par cette section coule depuis plus longtemps. »
Cette influence qu'exerce l'accélération de la chute des graves sur l'écoulement des liquides a maintes fois occupé l'esprit de Léonard ^ Mais elle avait été si souvent considérée