Vide supra : pp. 73 sqq
3. Les manuscrils de Léonard de Vinci. Ms. A de la Bibliothèque de Tlnslitut, fol. 33, verso.
LA SGIEiNTIA DE PONDERIBUS ET LEONARD DE VTNGI
fois les extrémités ne se trouveront pas à égale distance du centre du poids.
)) Exemple. Soit AB (Jig. 18) un bout de règle qui pose seulement par l'extrémité A, le reste étant suspendu; c'est impos-
FiG. i8.
sible à faire si d'abord tu n'attaches pas à cette règle le poids G qui fasse un contrepoids tel que A reste au milieu entre G et B, et ce poids viendra à s'arrêter sur le pôle A.
» L'instrument de dessous (Jîg. 19) est soumis à une raison semblable. »
Quel fut le rôle de ces pensées dans l'histoire de la Statique ;
FiG. 19.
comment, plus ou moins défigurées, elles passèrent dans les écrits de Gardan et du P. Mersenne, nous l'avons conté ailleurs ^ et nous ne voulons point le répéter ici : il nous suffît
I. Les origines de la Statique, t. II, pp. loô-iiaet pp. 126-128.
3lO ÉTUDES SLR LEONARD DE YINCI
d'avoir montré comment Léonard les a conçues par le rapprochement des Subtilissiinœ qiiœstiones in lihros de Cœlo et Mundo, composées par Maître Albert de Saxe, et du Liber de ponderibus dont usaient les disciples de Jordanus.
Vin
Conclusion.
Parmi les propositions qui forment les deux derniers livres de ce traité De ponderibus, il n'en est presque aucune dont les cahiers de Léonard de Vinci ne nous présentent la trace bien nette et bien reconnaissable ; à coup sûr, le grand peintre avait lu et médité les livres III et IV de ce traité.
Avait-il eu connaissance du livre II du même ouvrage ?
Ce livre II est consacré à des problèmes sur la balance, problèmes oii il est tenu compte du poids du fléau; les questions posées, tout aussi bien que les procédés par lesquels elles sont résolues, rappellent par plus d'un trait le petit écrit intitulé : De canonio.
Les problèmes de ce genre ont souvent sollicité l'attention de Léonard de Vinci ^ ; mais il est malaisé de fixer l'ouvrage dont la lecture lui a suggéré ces questions ; le traité que nous avons étudié au cours de cet article, le De canonio, le Tractatus de ponderibus de Maître Biaise de Parme peuvent également les lui avoir posées.
En revanche, il est un point qui nous semble hors de doute : du traité dont les derniers livres l'ont si souvent inspiré, Léonard n'a pas connu le premier livre. Voici une raison, entre beaucoup d'autres, qui nous semble capable de fixer notre opinion à ce sujet :
Feuilletons les cahiers où nous avons relevé les traces fréquentes de rinflueiice exercée sur Léonard pai* le Iraité De ponderibus de son Précurseur. La plupart d'entre eux, les