Cardan, loc. cit., fol. 67, verso
LA TRADITION DE BURIDA.H BT LA SCIENCE itaukvni: Ai xvf mm. m [Q1
dans le mouvement d'un projectile pesant : une première période où !<• projectile se meut uniquement sous L'action <!<• Vimpetas acquisitus ; une dernière période où il n'est plus soumis qu'à la pesanteur; enfin une période intermédiaire où la gravité et Vimpetus acquis violemment Luttent l'un contre L'autre: «Les matières donc z qui sont jetées au Loing consistent en trois mouvemens : le premier violent, le dernier du tout naturel, et le moien composé des deux autres. »
Aux deux périodes extrêmes correspondent deux portions rectilignes de la trajectoire, la première inclinée, la dernière verticale; pendant la période intermédiaire, le mobile décrit un arc de courbe : « Or quand la boule jetée2 est parvenue droictement en son extrême lieu, elle ne descend en faisant la figure du cercle, ni aussi droictement, mais presque par une ligne moyenne entre les deux qui représente presque la ligne environnante d'une quatrième partie de cercle,
comme est BG Fig. 3.
(fig. 3); et finable-
ment aucune fois la boule descend tout droit de G en D par le mouvement de la matière pesante. »
Avec Aristote et aussi avec Léonard de Vinci, Cardan admet3 que la plus grande vitesse du projectile n'est atteinte ni au commencement ni à la fin, mais au milieu de la course : « Car nous voions que les machines et les traits mesmement jetés de la main, donnent cous plus véhémens en quelque distance, qu'ils ne font de près, et quasi en l'artillerie. » Or, le concours de Vimpetas et de la gravité ne sauraient expliquer cette pré-
i. Cardan, loc. cit., fol. 4g, recto.