‹ Études sur Léonard de VinciChapitre 32 sur 127 · Hieronymi Cardani Apologia, art. 32&; éd. cit., p · texte numérisé non relu

Hieronymi Cardani Apologia, art. 32&; éd. cit., p

3. C'est-à-dire de Guillaume d'Heytesbury, dont Scaliger n'a point parlé. /j. Hieronymi Cardani Apologia, art. 29; édit. cit., p. i3o/i.

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meule soumise à une action constante, explication <in laquelle Scaliger n'a fait que suivie L'enseignement de Paris, voici ce qu'en pense Cardan1: « Il se trompe du tout au tout; ce n'esl pas seulement celle roue, mais tout mobile, «pii se meut avec plus de facilité et de rapidité lorsqu'il a déjà pris une certaine vitesse, et cela, comme nous l'avons enseigné au second livre, parce que l'air du premier mouvement vient en aide au mouvement suivant. »

Aussi, en 1570, en son Opus novum de proporlio/ilbus, Cardan persistait-il, nous l'avons vu, à expliquer l'accélération de la chute des graves par l'impulsion de l'air ébranlé.

Si Scaliger n'a pas converti Cardan, il n'a pas convaincu davantage Bento Pereira d'embrasser la Dynamique parisienne.

Né à Valence en i535, Bento Pereira' entra de bonne heure dans la Compagnie de Jésus; il vint alors à Rome où s'écoula son existence et où il mourut le 6 mars 16 10. C'est à Rome que Bento Pereira publia, en i562, la première édition de ses quinze livres sur la Physique3. Cet ouvrage eut une très grande vogue ; de nombreuses éditions le répandirent en tous lieux^; Galilée, qui l'avait étudié dans sa jeunesse, le cite en ses premiers écrits5.

Bento Pereira consacre tout un chapitre6 de son ouvrage à exposer les diverses explications du mouvement violent des projectiles; parmi ces explications, il n'a garde d'oublier celle que soutenait l'École parisienne. « Certains philosophes, » dit-il, « qui ne sont ni peu nombreux, ni des moindres, mais nobles entre les premiers, soutiennent ceci : Lorsqu'une pierre est jetée, par la force et l'impulsion qui la lancent, celui qui la

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